Bonne gouvernance et transparence: Les recommandations de l’OCDE

Bonne gouvernance et transparence: Les recommandations de l’OCDE

Ainsi, un séminaire sur le thème «Une approche inclusive pour la promotion de la bonne gouvernance au niveau local» a eu lieu le 20 janvier à Rabat au même titre qu’un autre, le 22 janvier, à Casablanca sur «le rôle des institutions nationales dans la moralisation de la vie publique». En voici les grandes conclusions.

Au Maroc, le climat est jugé «propice aux réformes pour le renforcement de l’intégrité», notamment avec les principes ayant accompagné la Constitution de 2011. C’est sur quoi s’est mis d’accord la majorité des intervenants. La question qui continue toutefois  à se poser est la suivante : Comment réussir la mise en œuvre de toutes ces bonnes pratiques sur l’échelle nationale et locale? Et comment y intégrer les différents acteurs? A ces questions, plusieurs experts internationaux, représentants de la société civile, des administrations publiques ainsi que celles privés ont tenté d’apporter des réponses.

Depuis la création de l’ICPC en 2007, plusieurs autres institutions tels le Conseil de la concurrence, le Réseau marocain d’accès à l’information, l’IMR et le CNDH sont venues enrichir le panorama marocain institutionnel d’intégrité. Sur le terrain, ces dernières se heurtent néanmoins à plusieurs obstacles limitant à la fois leur champ d’action et leur impact réel. S’exprimant à ce sujet, Katharina Zuegel, du programme MENA-OCDE pour la gouvernance, à présenté un guide de coopération et de communication pour la promotion de l’intégrité au Maroc. Selon cette experte et analyste, promouvoir l’intégrité passe inéluctablement par une communication claire, horizontale, fluide et réussie. Une chose qui ne peut se faire sans la résolution des problématiques qui marquent le paysage marocain aujourd’hui.

En effet, le cadre d’intégrité demeure complexe. Pour les intervenants, ceci s’accentue davantage face à la non clarification des mandats de chacune des institutions. Il faut dans ce sens mettre de l’ordre au niveau des différentes actions pour la moralisation de la vie publique, qu’elles soient entretenues de la part des institutions publiques, de la société civile ou encore du secteur privé. Selon la même source, il serait question d’une «coordination dans l’action, la conclusion de partenariats, la création d’une réelle synergie capable d’éviter les doublements ainsi qu’une coopération conjointe pour développer des approches innovantes dans ce domaine».

Concrètement, pour que chaque acteur puisse avoir une crédibilité, il serait impératif selon les intervenants, de clarifier les mandats institutionnels, éliminer les dédoublements et adopter un cadre de responsabilité pour chacun. Des règles de protocole et de coordination (horizontales) doivent voir le jour à ce dessein car, à ce jour, l’on assiste à une individualisation d’action et à une responsabilisation mutuelle parmi les acteurs en question. Les règles de protocole seraient donc en mesure d’assigner de façon claire la responsabilité de coordination. Durant ces journées de débats, l’OCDE a également mis le point sur l’importance de l’instauration «d’un dialogue national permanent et des échanges d’information et d’expertise ainsi que l’analyse de données qui en ressortent».

Cet organisme recommande également la création d’un portail d’intégrité en ligne et un guichet unique pour les plaintes des citoyens. Ce dernier devrait être facile d’accès au citoyen car, «déposer une plainte est souvent un casse-tête pour eux», explique-t-on. Ceci étant fait, ouvrir l’accès à l’information au Maroc reste le défi majeur de ces institutions en la quasi-absence de toute culture d’ouverture dans l’administration publique.

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