Bouteflika promet de renforcer la réconciliation

Réélu le 9 avril pour un troisième mandat de cinq ans, le président Abdelaziz Bouteflika a prêté serment dimanche, et a promis, d’approfondir sa politique de réconciliation nationale qui a permis selon lui, à l’Algérie de retrouver sa stabilité. Il n’a cependant pas parlé d’une amnistie générale, éventualité évoquée durant la campagne électorale.
«Je suis déterminé à poursuivre et approfondir la réconciliation nationale que le peuple algérien a massivement soutenue, qui a permis le retour à la paix civile et devra à l’avenir contribuer essentiellement à raffermir la cohésion nationale et à garantir la pérennité de l’unité nationale», a affirmé le président Bouteflika dans un discours prononcé à l’issue de la cérémonie d’investiture. Se déclarant par ailleurs pleinement conscient’ des difficultés que vivent de larges franges de la population, le président algérien a insisté sur la solidarité de l’Etat  à l’égard des catégories vulnérables, à travers les mesures d’accès au logement, à l’éducation et la santé. Abdelaziz Bouteflika a évoqué en outre la réforme des structures et des missions de l’Etat, en se prononçant en faveur d’une nouvelle répartition des pouvoirs publics fondée sur une décentralisation plus poussée. Il s’est également engagé à intensifier la lutte contre les pratiques du favoritisme, sources de frustration et de découragement, et contre la corruption dont les effets contribuent à saper gravement le sens et le goût de l’effort. A ce propos, le président algérien a insisté sur le rôle important que la presse doit jouer dans la lutte contre ces fléaux, tout en assurant que la liberté de la presse sera pleinement respectée. L’Etat restant déterminé à agir pour faciliter davantage encore l’exercice et le développement de la profession. Abdelaziz Bouteflika avait auparavant prêté serment au cours d’une cérémonie à laquelle étaient conviés, outre d’anciens présidents de la République, les membres du gouvernement sortant, les parlementaires et les dirigeants des partis politiques et organisations syndicales. Conformément à la Constitution algérienne, le Premier ministre Ahmed Ouyahia doit remettre sa démission. Agé de 72 ans, Abdelaziz Bouteflika a été réélu le 9 avril avec 90,23% des suffrages, selon le président du Conseil constitutionnel, alors que le taux de participation au scrutin s’est élevé à 74,5%. Cette élection a été boycottée par l’opposition démocratique et islamiste, et tous les concurrents du président sortant ont dénoncé la fraude massive au profit de Bouteflika.

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