Bouteflika : Une imposture algérienne (48 et fin)

Remerciements
Je tiens à remercier tous ceux qui, anciens officiels ou relations personnelles, ont accepté de me parler d’Abdelaziz Bouteflika, quelles qu’aient été la nature et l’importance de leurs liens.
Toute ma gratitude va aux précieux collaborateurs qui m’ont aidé à trouver et à organiser la documentation indispensable, à ceux qui ont assuré l’inestimable suivi technique, ainsi qu’à tous ceux, qui, très nombreux, ont fait en sorte que ce livre paraisse.

Bibliographie générale
– Abbas (Ferhat), L’indépendance confisquée, Flammarion, 1984.
– Abdesselam (Belaïd), Le Hasard et l’Histoire, entretiens avec Ali El Kenz et Mahfoud Benoune, ENAG, 1990.
– Bourges (Hervé), L’Algérie à l’épreuve du pouvoir, Grasset, 1967.
– Bourges (Hervé), De mémoire d’éléphant, Grasset, 2000.
– Daniel (Jean), Soleils d’hiver, Grasset, 2000.
– Giscard d’Estaing (Valéry), Le Pouvoir et la Vie (Mémoires) tome II, édition Compagnie 12, 1994.
– Harbi (Mohamed), FLN, mirage et réalité, Paris, Jeune Afrique, 1980.
– Haroun (Ali), L’Eté de la discorde, Casbah Editions, 2000.
– Macias (Enrico),Mon Algérie, Plon, 2001.
– Malek (Rédha), L’Algérie à Evian, Le Seuil, 1995.
– Nezzar (Khaled), Bouteflika, un homme, un bilan, Apic, 2003.
– Shemla (Elisabeth), Mon journal d’Algérie, novembre 1999, janvier 2000, Flammarion, 2000.
– Yefsah (Abdelkader), La Question du pouvoir en Algérie, éditions ENAP, 1990.

Index des personnalités citées
Aabassi Madani

Né en 1931 dans la région de Biskra. Etudes coraniques dans la région de Biskra. Il adhère au FLN. Il est arrêté en 1954 et emprisonné jusqu’en 1962. Instituteur, il obtient une licence puis fait un doctorat en Grande-Bretagne. Il est proche du mouvement armé mené par Mustapha Bouyali.
Président du Front islamique du salut (FIS) créé en 1989. Arrêté le 30 juin 1991 suite à la grève insurrectionnelle déclenchée par le FIS. Il est condamné à 12 ans de réclusion. Il bénéficie en 1997 de la liberté conditionnelle dans le cadre de l’accord pouvoir-AIS. Il bénéficie d’un passeport et quitte l’Algérie pour la Malaisie pour « raison humanitaire ». Il s’exprime à travers les médias internationaux.

Abbas Ferhat
Né dans la région de Jijel. Il fait ses études de pharmacie à l’université d’Alger. Fondateur et premier président de l’Association des étudiants de l’Afrique du Nord (1927-1931). Il crée l’UDMA en 1946, rejoint le FLN en 1955, devient membre du CNRA en 1956 et entre au CCE en 1957. Il devient le président du gouvernement provisoire (1958-1961) et le premier président de l’Assemblée constituante en 1962 avant de démissionner en 1963.

Abdelghani Mohamed (Mohamed Ben Ahmed dit Abdelghani)
Né en 1927 dans la région de Tlemcen. Etudiant en France, il interrompt ses études pour rejoindre en 1956 Le Caire. En 1957, il est chef politico-militaire de la région d’Aflou, puis commandant de la Zone sud. A l’indépendance, il occupe diverses fonctions militaires (chef de région, commandant de bataillon). En 1965, il est membre du Conseil de la Révolution, puis président de la Cour révolutionnaire en 1968.Ministre de l’Intérieur (1974-1979). Premier ministre (1979-1984).Ministre d’Etat auprès de la présidence de la République (1984-1988). Il quitte la scène officielle puis réapparaît en septembre 1996 comme participant à la Conférence de l’entente nationale. Il décède peu de temps après d’une crise cardiaque.

Abdesselam Belaïd
Jeune militant du PPA, il est arrêté en mai 1945. Président de l’AEMNAF (1951-1953), il participe à la création de l’UGEMA. Il rejoint le FLN en 1955. En 1956, il est envoyé à Alger pour rejoindre le maquis, il rate ses contacts algérois et repart au Maroc où, après une arrestation par les services spéciaux de Boussouf, il occupe des postes importants au sein des services du GPRA. De 1964 à 1966, il est le premier président de Sonatrach, puis le tout-puissant ministre de l’Industrie et de l’Energie de Boumediène (1966-1977). Il est désigné Chef de gouvernement de juillet 1992 à août 1993.

Abid Saïd
Mort en 1967.Commandant de la 1re Région militaire au moment du coup d’Etat de 1965.Membre du Conseil de la Révolution (1965-1967), se suicide, selon la version officielle, en décembre 1967, en rapport avec la tentative de coup d’Etat menée par Tahar Zbiri.

Aït Ahmed Hocine
Né en 1926 dans la région d’Aïn El Hammam. Il rejoint très jeune le mouvement national. Il est chargé de l’état-major de l’OS (Organisation secrète) en 1947. Considéré comme l’un des « historiques » du FLN, il s’oppose à Boumediène et crée le Front des forces socialistes en 1963. Arrêté en 1964, condamné à mort, gracié, il s’évade de prison en 1966.

Aïssat Rachid
Né dans la région de Béjaïa. Il rejoint l’Armée des frontières à Tunis pour une longue carrière dans les services spéciaux. Il est secrétaire particulier de Saïd Abid (1965-1967). Il rejoint Yazid Zerhouni au contre-espionnage dans les années 1970. Il s’occupe dans les années 1980 de la fonction d’attaché militaire dans différentes ambassades. Bouteflika l’appelle comme conseiller dès son accession à la présidence de la République.

Al Shorafa Mohamed Ali
Milliardaire émirati, aujourd’hui à la tête d’innombrables projets économiques grâce à son amitié avec Bouteflika.
Il jouit d’une importante part dans le marché algérien. Banni des Etats-Unis au terme du procès de la BCCI, Al Shorafa et un groupe d’hommes d’affaires du Golfe sont également interdits d’investir le moindre centime au Canada.

Allahoum Abdelmajid
Né en 1934 à M’sila dans une famille caïdale. Capitaine de l’armée française, il adhère à la Fédération de France en 1956. Officier de l’ALN puis de l’ANP, il occupe d’importants postes à la Présidence (1965-1979) avant d’être ministre (1979-1984) et ambassadeur (1984-1992). Il décède en 1996.

Ali Yahia Abdenour
Né en 1921 dans la région d’Aïn El Hammam, membre du PPA-MTLD (1945-1949), il est membre fondateur de l’UGTA en 1956 et son secrétaire général en 1961. Il participe à la création du FFS en 1963 avant de rallier le gouvernement de Ben Bella et devenir membre du comité central du FLN. En 1965, il soutient le coup d’Etat et occupe des fonctions ministérielles (1965-1966). Entre 1983 et 1986, il subit plusieurs arrestations et incarcérations. Fondateur de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme, il est l’avocat du FIS et participe à la rencontre de Sant’Egidio en 1995.

Amimour Mahieddine
Né en 1935 à Annaba. Etudes médicales au Caire, interrompues pour rejoindre l’ALN (1957-1963).
Médecin chef de la Marine nationale et commissaire politique jusqu’en 1966. Conseiller à l’information de Boumediène en 1971, il gardera ce poste jusqu’à sa retraite en 1984. Il reprendra des fonctions officielles en qualité d’ambassadeur au Pakistan en 1989.
Sénateur du tiers présidentiel en 1998, il est nommé ministre de l’Information en 2000 dans le cabinet Benflis.

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