Braquage avorté d’une agence bancaire

Mardi vers 10 heures 30 minutes, Abdelkader A., âgé de 27 ans, sans profession, en compagnie de trois autres énergumènes, arrive devant l’agence de wafabank, située sur le boulevard Bahmad, vers son intersection avec le boulevard Moulay Ismaïl, à Casablanca.
Muni d’un sac en plastique, Abdelkader fait un tour dans les parages de l’agence bancaire et retourne chez ses trois compagnons installés à quelques mètres de l’agence. Les quatre personnes sont restées un petit moment en train de discuter. De quel sujet ? Leur comportement a attiré l’attention des éléments de la police de Aîn Sbaâ Hay Mohammadi qui effectuaient une ronde ordinaire sur les lieux. Dès que la fourgonnette de la police s’est arrêtée à hauteur du groupe, les quatre personnes ont pris la fuite. Mais, les éléments de la police ont réussi à appréhender Abdelkader qui s’est avéré le chef de la bande. Il a menacé à l’arme blanche les policiers au moment de l’embarquement, mais l’opération d’arrestation a été réussie sans que les agents ne soient touchés. Dans le sac qui était en sa possession, la police a découvert des couteaux, un aérosol anti-agression, lacrymogène, et des gants.
Embarqué au commissariat, il a déballé tout. Il a raconté qu’il projetait le braquage de l’agence bancaire de wafabank. Comment allait-il procéder ? Il a avoué qu’il a établi un plan avec ses trois autres compagnons pour dévaliser l’agence sans attirer l’attention des passants et sans que le signal d’alarme ne soit déclenché pour alerter la police. Les quatre individus se sont partagés les tâches à effectuer et la procédure à suivre au moment de l’opération ainsi que la manière de communiquer entre eux au sein de l’établissement bancaire. Le plan prévoyait trois fonctions. Un gardien à la porte de l’agence qui surveillait l’entrée et la sortie.
Deux personnes seront chargées de neutraliser tout mouvement, ou actes de résistance, des employés de la banque, couteaux et aérosol anti-agression, lacrymogène, seront mis en action pour provoquer la panique et la peur au sein de l’institution bancaire.
En ce moment le quatrième, qui n’est autre que Abdelkader, est allé à la caisse. Toutes les opérations seront exécutées, les gants à la main pour éviter d’être identifiés, par la suite. Enfin, les quatre membres de cette association de malfaiteurs, Abdelkader, ces deux compagnons d’infortune, anciens pensionnaires de l’orphelinat de Aïn Chok à Casablanca, et un autre, âgé de 20 à 25 ans, qui a rejoint récemment le groupe, prendront le large. Ils devraient se retrouver à Derb Soltane pour partager le butin qui serait probablement des millions et des millions de centimes.
Indubitablement l’opération serait soldée par l’échec, mais elle aurait instauré une panique au sein de la capitale économique du pays. Cependant, la vigilance des limiers de la police de Aïn Sbaâ Hay Mohammadi, qui ont procédé à la reconstitution du crime jeudi dernier, a mis hors d’état de nuire ces malfaiteurs avant qu’ils ne passent à l’acte. Il faut dire que la police ne pourrait pas toujours anticiper. La présence des agents de sécurité dans les agences bancaires est de nature à mettre un terme à ce phénomène, ou du moins a avorté les opérations en facilitant la tâche à la police. Le braquage d’une agence bancaire, l’année dernière, à Salé devrait servir d’enseignements.

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