Cadrage : En toute subjectivité

Les attentes et les espoirs, de tous les postulants à l’organisation de la Coupe du monde sont, somme toute, légitimes. Chacun se bat à sa manière et avec les armes qui sont les siennes pour décrocher l’honneur d’abriter une manifestation d’envergure planétaire. Jusque-là, rien que de très normal, pourrait-on faire valoir. Mais il ne serait peut-être pas inutile de rappeler, même sommairement, tous les avantages liés à l’éventuelle tenue de cette grand-messe footballistique dans un pays comme le nôtre.
Ceux qui ne croient pas à la magie en seraient pour leurs frais. Car, sitôt connu le pays d’accueil du Mondial, toutes les bonnes fées viennent se pencher sur lui pour le combler de leurs bienfaits. L’exemple de l’Espagne en 1982, puis en 1992 pour les Jeux Olympiques, est là pour en témoigner. En un clin d’oeil l’infrastructure a décollé. Et pour longtemps. Les autoroutes, les hôtels, les aéroports, les stades, les bâtiments annexes ont poussé comme des champignons. Et ont engendré des millions et des millions d’heures de travail.
Du travail qui a diminué le chômage, créé de la richesse et contribué au bien-être d’innombrables ménages. Tout cela agrémenté des droits de retransmission télévisée et des juteux contrats de publicité. A partir de ce constat, le parallèle a vite fait d’être établi. Au-delà donc des honneurs, il s’agit là d’une opportunité unique pour le développement du pays.
A cet égard, il n’est pas interdit de rêver aux innombrables ouvertures et à l’extraordinaire bouffée d’oxygène qu’une telle éventualité pourrait apporter au Royaume. Et l’on se prend à penser, en toute subjectivité, que la décision d’accorder un tel levier de développement pourrait ne pas être du ressort des seuls membres votants du Comité exécutif de la FIFA. Et que ce serait une espèce de Big Brother qui accorderait cet «agrément» de prospérité selon ses propres critères. Dans ce cas, le Maroc, ainsi que son Roi, dont l’action pour la démocratie, l’émancipation de la femme et la lutte contre le terrorisme, mérite bien qu’on lui fasse un tel cadeau.
Un cadeau qui l’aiderait assurément à surmonter les difficultés qu’il connaît, opérer un décollage économique aisément prévisible et se doter des moyens de ses ambitions. Parmi les concurrents en lice, le Royaume paraît être celui qui possède la meilleure plate-forme susceptible d’être en adéquation avec les exigences qu’un tel rendez-vous requiert. Et ce à tous les niveaux.
Car, même si de nombreuses questions restent encore à développer, à parfaire ou même à refaire, le pays qui a vu naître Ben Barek a des atouts indéniables, qu’il lui faut mettre en exergue lors de ce dernier sprint final. Les autres pays ne manqueront certes pas de souligner leurs points forts. Mais en sport, et ce quelle que soit la discipline, il faut engager l’épreuve avec un mental de battant et de gagneur. Dans le cas contraire, il vaut mieux renoncer. Car, on l’aura compris, l’enjeu dépasse de loin les prévisions les plus optimistes.

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