Cadrage : Manoeuvres autour de la caisse

Dans beaucoup de cas, selon des intérêts bien précis et connus de ceux qui ont suivi de près les enjeux de la Caisse. On balance par-ci le nom d’un ex-responsable dont le passage n’aura pas été sans dégâts. On ajoute par-là un autre nom à des années-lumière de la CNSS, ses enjeux et son devenir.
Les enjeux, les véritables, sont ailleurs. L’on semble oublier tout d’abord que la CNSS, c’est d’abord et surtout l’affaire des salariés. Ceux qui en renflouent les caisses, futurs retraités, comme ceux qui l’ont déjà fait avant eux et dont le (peu) de confort des derniers jours dépend justement des prestations de cette caisse. De sa pérennité surtout. Sans parler évidemment de cette institution appelée à piloter une véritable révolution sociale : un grand projet nommé AMO.
L’on oublie aussi, sinon on semble oublier, que c’est également l’affaire du patronat et des syndicats. Les uns et les autres, représentés au conseil d’administration, doivent avoir leur mot à dire. C’est par une sorte de concertation que l’on pourra finalement déboucher sur un climat serein et dépasser des guerres entre syndicats dont la caisse a payé les pots cassés.
Souvenons-nous, il y a quelques années, le conseil d’administration de la CNSS n’a pu se tenir et avait été reporté à maintes reprises pour cause de graves divergences entre les grandes centrales.
Une CNSS, capable de défendre et préserver les droits des salariés, c’est une boîte qui ne serait plus une «citadelle» de l’UMT. Et qui ne pourrait devenir un jour celle de l’UGTM ou de la CDT. La CNSS d’hier, le rapport de la commission d’enquête parlementaire est édifiant, n’est pas celle d’aujourd’hui.
Mais revenons-en au fameux jeu de pronostics. Plusieurs voix, sensées, affirment haut et fort qu’au poste de Directeur-général de la CNSS, il faudra un technicien qui, en plus, aura une grande maîtrise des dossiers de la Caisse, qui en connaît les rouages et qui pourra être opérationnel dans la minute qui suivra sa désignation. Une personne qui pourra pacifier la CNSS, en apurer le climat, aller de l’avant dans le gigantesque chantier de changement, mais aussi pouvoir apporter une réponse aux revendications d’un personnel en quête d’abord d’émulation et de valorisation.
Les parachutages à des postes de responsabilité ont fait leurs «preuves» qui ont été néfastes pour plusieurs services ou établissements publics. Appliquer la même «hérésie» à la CNSS serait en quelque sorte en condamner les missions, remettre en cause les quelques signes de bonne santé attendus depuis longtemps et, éventuellement, raviver les tensions multiples.

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