Cadrage : Une région à vivre

Le Maroc a fêté le 28 février le 28ème anniversaire du départ du dernier soldat espagnol du Sahara marocain. Un événement majeur qui marque le retour dans le giron national des provinces du Sud, ces territoires qui représentent la profondeur stratégique du Royaume. L’actualité ici, on a pris l’habitude de la couvrir sous le prisme des rapports de l’ONU alors qu’il convient de prendre la peine de la découvrir sur le terrain. D’où l’initiative d’ALM de dépêcher sur place une équipe de trois journalistes dans le cadre d’un dossier dont nous livrons dans ce numéro la première partie. Aller à la rencontre de la population locale, écouter ses problèmes et ses ambitions est un exercice de proximité autrement plus enrichissant qui permet sans a priori aucun de prendre à la fois acte des avancées enregistrées et du chemin qui reste à faire.
Premier constat, les efforts colossaux et constants de l’État et les sacrifices de tous les Marocains ont fait jaillir du désert une ville dotée de tous les attributs de l’urbanité et de la modernité.
Cette marche vers le développement économique et social ne s’est jamais arrêtée. Elle continue de plus belle avec la réalisation de nouveaux projets et le lancement de nouveaux chantiers. La thèse du polisario selon laquelle le Maroc pille les richesses du Sahara est un mensonge qui ne résiste pas à la réalité. Hormis les phosphates de Boukraâ que l’OCP continue d’exploiter à perte pour sauvegarder les emplois, le soul-sol de la région est pauvre et ne produit aucune autre ressource.
Capitale du Sahara marocain, Laâyoune est vraiment un monde à part. Un monde qui a son identité propre, ses us et coutumes, ses codes sociaux et ses traditions. Le contraste avec les autres villes du Royaume est franchement saisissant. Rien à voir avec Casablanca, Tanger, Marrakech ou Rabat. C’est cette diversité naturelle et culturelle qui fait d’ailleurs la particularité du Maroc et de sa richesse et que les adversaires du pays par polisario interposé lui envient au point de chercher à l’amputer de ses zones du Sud. Mais le Maroc est chez lui au Sahara. C’est ce que nous avons senti chez la population et ses représentants qui prêtent peu d’intérêt aux gesticulations du polisario et de ses manipulateurs.
Fait nouveau, la société civile locale, qui se distingue par un dynamisme certain, adopte un ton critique et libre sur certains aspects de la gestion du dossier du Sahara marocain. La région de Laâyoune vit à son rythme. Au contact des habitants, de leur mode de vie et de leur chaleur communicative, les idées reçues s’effritent petit à petit comme un château de sable pour céder la place à une autre image. Image d’une région ordinaire qui vit sereinement sa marocanité avec ses problèmes et ses espoirs, ses insuffisances et ses aspirations. À voir tout ce qui a été fait dans la région de Laâyoune et l’état d’esprit de ses habitants, on se rend compte combien le polisario est un mirage.

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