Cancer du col de l’utérus : Le vaccin «Gardasil» au Maroc dès novembre

Cancer du col de l’utérus : Le vaccin «Gardasil» au Maroc dès novembre

Avec plus de 500.000 nouveaux cas et près de 300.000 morts chaque année dans le monde, le cancer du col de l’utérus est le deuxième type de cancer le plus fréquent chez la femme après le cancer du sein. Selon l’OMS, si aucune action préventive n’est programmée, les décès dus au cancer du col de l’utérus devraient augmenter de 25% au cours des dix prochaines années.Près de 80% des cas de cancer du col de l’utérus sont enregistrés dans les pays en développement .A l’échelle mondiale, la fréquence de ce type de cancer est estimée à 1,4 million . Ce cancer est en fait provoqué par un virus, le papillomavirus humain( HPV). Il existe au total plus de 100 types de HPV dont la plupart sont inoffensifs. Quatre d’entre eux sont à l’origine de la grande majorité des cancers du col de l’utérus dans le monde: les virus HPV 16, HPV 18, HPV 31 et HPV 45. Notons que l’infection par le HPV est plus fréquente parmi les jeunes adultes âgées entre 18 et 28 ans.
Vu l’importance de ce fléau qu’est le cancer de l’utérus,la ville de Casablanca a abrité jeudi dernier une réunion pour le lancement du premier et seul vaccin dans le monde contre ce type de cancer. Le Maroc fait ainsi partie des 85 pays dans le monde à disposer de ce vaccin qui porte le nom de Gardasil. Ce dernier, développé par Merck Sharp and Dohme (MSD), sera commercialisé dans notre pays à partir du 1er novembre. Le prix de ce dernier n’est pas à la portée de tout le monde. En effet, le Gardasil s’administre par voie intramusculaire à raison de trois doses coûtant chacune 145,94 euros soit 1500 dirhams, ce qui représente un total de 4500 dirhams. Pour diagnostiquer le HPV, les frottis cervico-vaginaux permettent de dépister les anomalies du col mais leurs résultats ne peuvent confirmer de manière irrévocable , l’existence ou non d’infection par le HPV. Pour les femmes de plus de 30 ans, un test moléculaire, récemment développé, permet de mieux identifier l’infection par le HPV et il est fortement recommandé de le pratiquer conjointement avec le frottis cervico-génital. Une personne peut réduire le risque d’être infectée en respectant une relation mutuellement monogramme à long terme avec un partenaire non infecté ou en limitant le nombre de partenaires sexuels. Il faut retenir que le HPV n’entraîne souvent aucun symptôme ou signe et par conséquent il s’avère très difficile de savoir si une personne est infectée par ce virus. La seule méthode et la plus efficace à 100% pour la prévention contre l’infection par le HPV est de s’abstenir de tout contact sexuel avec une personne atteinte du virus.
Par ailleurs, plusieurs options sont présentes pour le traitement des lésions cancéreuses et précancéreuses du col de l’utérus. Lorsque le cancer atteint seulement la couche extérieure de la muqueuse, le traitement peut inclure : la chirurgie au laser afin de détruire les cellules anormales, la cryochirurgie qui consiste à détruire les lésions précancéreuses et cancéreuses en les gelant . Il y a lieu de signaler également la technique d’excision électrochirurgicale à l’anse et enfin la conisation,qui consiste à retirer chirurgicalement un fragment de tissu en forme de cône du col. Par contre lorsque le cancer s’étend au col, les traitements recommandés restent la radiothérapie qui grâce à des faisceaux de lumière à haute énergie peut réduire la tumeur, la chimiothérapie Notons aussi l’hystérectomie qui peut être pratiquée de deux manières en fonction de l’étendue du cancer. L’hystérectomie simple qui consiste en l’ablation, du col et de l’utérus. Quant au stade radical, il s’agit de l’ablation du col, de l’utérus, d’une partie du vagin et des ganglions lymphatiques de la région.

Le cancer du col de l’utérus

Le cancer du col de l’utérus se développe dans le col de l’utérus, la portion en forme de cône qui relie la partie supérieure de l’utérus au vagin. Il se développe lorsque des cellules anormales de la muqueuse cervicale commencent à proliférer de façon incontrôlée en réponse à une infection par le HPV. Les cellules anormales peuvent se regrouper pour former une grosseur appelée tumeur. Les tumeurs malignes c’est à dire cancéreuses s’étendent de leurs sièges et se développent en un cancer.

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