Carrières et emplois : Engagement financier des gouvernements dans la formation des salariés

Les ministres du Travail du G8 ont présenté, samedi, à Montréal, les pistes « prioritaires » pour encourager l’emploi par le biais de l’apprentissage à vie, mais des syndicats les ont jugées insuffisantes.
«Notre économie fondée sur le savoir exige, plus que jamais, de hauts niveaux de compétences et d’adaptabilité (pour) relever les enjeux liés au travail et à l’emploi », a estimé la ministre canadienne du Développement des ressources humaines, Jane Stewart, lors d’une conférence de presse. Les ministres du G8 (Canada, Etats-Unis, Allemagne, Italie, France, Royaume-Uni, japon, Russie) et l’Union européenne se sont fixé « trois » objectifs, a indiqué Mme Stewart, dans une déclaration finale dont l’AFP a eu une copie dès vendredi dernier.
Il faut « accroître la participation au marché du travail et y insérer ceux qui en sont généralement exclus, tels que les femmes, les personnes handicapées, les immigrés et les jeunes », a-t-elle dit.
« Développer l’apprentissage à vie » et « accroître les possibilités de se former et de développer les compétences » sont également essentiels, a ajouté Mme Stewart à l’issue d’une journée et demie de travail des ministres du G8 en l’absence de la ministre française, Elisabeth Guigou, pour cause d’élection présidentielle. Si des syndicats tels que le Congrès canadien du Travail (Canadian Labour Congress, CLC) et le TUAC (Trade Union Advisory Committee, commission syndicale consultative auprès de l’OCDE-Organisation de coopération et de développement économiques) se sont dit plutôt satisfaits sur les orientations du G8, ils ont toutefois déploré que les ministres ne se soient arrêtés en chemin. Kenneth Georgetti, président du CLC, a réclamé, dans une déclaration aux ministres, que la formation soit « un droit, permettant aux travailleurs de se former dans les heures de travail, sans le consentement de leur employeur et sans la crainte de perdre leur emploi ». Il a aussi souhaité « un engagement financier fort de la part des gouvernements », réel qui ne reste pas du domaine des « belles déclarations ». Enfin, le responsable syndical canadien a estimé que « les pleins bénéfices (de la formation) ne seront atteints que si ce plan fait partie d’une volonté politique plus large d’amélioration des niveaux de vie des travailleurs ».

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