Carrières et emplois : Vente directe ou harcèlement

La vente directe est une opportunité pour trouver un emploi et souvent c’est du premier emploi, qu’il s’agit. Cette option peut également être envisagée lorsque la personne décide d’effectuer une reconversion professionnelle. Elle se présente d’ailleurs aussi comme une alternative professionnelle pour la formation aux métiers de la vente.
Pour d’autres, c’est une nouvelle approche du métier de commercial. Elle permet de travailler en dehors des structures traditionnelles. La personne concernée se prend en charge et se voit offerte la possibilité de bénéficier de revenus proportionnels au temps et aux efforts engagés.
Encore plus, la vente directe demeure incontestablement une véritable école de la vente. C’est l’apprentissage d’un métier sans formation ni diplôme préalables. Et c’est tout particulièrement sur la base de cette dernière donnée que ce métier est exercé au Maroc. En effet, des hommes et des femmes qui plient sous le poids de grands sacs de voyage, sillonnent les rues et avenues de Casablanca. tout le monde les a déjà aperçus. L’une des principales caractéristiques de ce métier est la diversité des âges des postulants. «Lors de mon attente dans une entreprise qui désirait recruter des représentants en vente directe, j’ai été étonnée par la présence de personnes de tous les âges. Des plus jeunes aux plus âgés, leur apparence physique dénotait d’un niveau social plutôt médiocre», raconte une jeune étudiante dont la tentative s’est soldée par un désistement de sa part. Une annonce dans les colonnes d’un support de la place offrait des emplois de commerciaux, sans l’exigence d’une quelconque formation. Les seules indications renseignaient sur l’origine de l’entreprise et sur celle des produits. Pour notre cas d’espèce, l’entreprise était canadienne et désirait écouler des produits fabriqués au Canada. «L’entretien avec le responsable s’est passé dans les meilleures conditions. Le discours était clair et précis», continue l’intéressée. En fait, le deal était simple. Chaque représentant se voyait confier un grand sac, dont les dimensions sont importantes, contenant des poupées canadiennes. Le prix minimum de vente des produits est fixé d’avance par le recruteur. Par ailleurs, la rémunération du vendeur est calculée uniquement sur la base de commissions. Le schéma se présente comme suit. En fin de journée, les vendeurs doivent regagner le siège de l’entreprise, où les sacs des marchandises sont déposés, pour être récupérés le lendemain matin.
Le retour au siège vise également à remettre les gains de la journée aux responsables et à la fin du mois la commission des vendeurs était établie sur le nombre des ventes. A chaque vente réalisée, un petit pourcentage est prélevé et revient au vendeur. «La ville est divisée en secteurs. A chaque vendeur est assigné un périmètre.
L’entreprise donne les 6 DH pour le transport en bus», explique la candidate. En dehors de cet aspect contraignant physiquement, c’est l’absence de formation qui pose problème. En effet, les vendeurs ont recours dans leur démarche commerciale souvent au mensonge. Souvent les produits affichent des marques inconnues, les indications d’identification ne sont pas apparentes.
Ou encore, des promesses du genre: «si vous achetez ce produit, nous vous en fournirons pendant une année gratuitement», s’agissant des produits cosmétiques notamment. Convaincre à tout prix…

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