Casablanca : la sécurité en question

Casablanca : la sécurité en question

La sécurité à Casablanca, pôle économique du pays, est désormais au centre des préoccupations des autorités locales, des communes, de la communauté urbaine et d’autres services d’aménagement et de réaménagement en vue d’accompagner le développement de la métropole. Depuis le 16 mai, des améliorations en matière de sécurité urbaine ont été enregistrées dans les différentes préfectures de la capitale économique, notamment le centre de la ville. Le fameux numéro « 19 », que le citoyen appelle en cas de problèmes de sécurité, est opérationnel. Une cellule spécialisée a été installée pour trier et vérifier les appels reçus et la fourgonnette de police se déplace immédiatement au lieu indiqué. La réponse rapide de la police dans ces situations permet de résoudre les problèmes soulevés et met le citoyen en sécurité. Ainsi, en cas d’agression, de vols ou d’accident, le Casablancais est servi dans le quart d’heure qui suit l’appel. Évidemment, dans les quartiers périphériques de la métropole, les services de la police n’ont pas les moyens nécessaires pour répondre aux attentes des habitants. Au niveau des rondes de routine effectuées par la police, la wilaya de police a procédé à des renforts, notamment dans les quartiers du centre-ville. Dans la préfecture d’Anfa, environ quarante fourgonnettes ont été mises à la disposition des services de ronde. La procédure permet aux services concernés d’être présents un peu partout dans la préfecture. Pour les crimes qui pourraient échapper à ces rondes de routine, la wilaya de police a mis en service des motos très puissantes. Ainsi, des agents de police en tenue civile sillonnent les différentes ruelles où l’accès des fourgonnettes est impossible ou difficile. Cette procédure permet la poursuite des auteurs des vols à l’arraché et des agresseurs qui généralement empruntent des rues étroites où il y a le sens interdit pour échapper à la poursuite des fourgonnettes. Ces mesures rendent efficaces les interventions de la police et mettent le citoyen en sécurité. La semaine dernière, une agression a eu lieu au port de Casablanca. La police, après un appel, s’est déplacée sur les lieux du crime. Après les investigations, l’auteur du forfait a été arrêté sur place. Si au centre-ville, la procédure est efficace, force est de constater que dans les quartiers populaires de la périphérie, les services de la police ne possèdent pas les moyens, humains et matériels, pour agir efficacement. En plus, ces quartiers subissent les conséquences de l’exode rural et les misères de la campagne. Ils subissent également les effets du développement du secteur industriel et la prolifération des petits métiers libéraux installés, dans des quartiers d’habitation. Cet état de choses engendre des problèmes de sécurité comme il a des répercussions négatives sur l’organisation, l’ordre, la propreté et le calme, dont ont besoin les habitants. Cela demande la coopération notamment des communes et de la communauté urbaine. Le conseil de cette dernière a approuvé, l’année dernière, l’allocation d’une enveloppe budgétaire de 2,66 millions de dirhams pour la construction de nouveaux postes de police. L’objectif de cette initiative est de renforcer la sûreté et la sécurité dans la capitale économique du pays. Ces mesures s’inscrivent dans le cadre des efforts déployés par la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) dans la gestion de ces ressources et la modernisation de ces outils de travail en prenant en considération la nouvelle conjoncture internationale caractérisée par la lutte contre le terrorisme. Il faut dire que le Maroc, contrairement à certains pays de la région, jouit d’une stabilité et de la sécurité au sens large du terme. Renforcer les moyens dans ce domaine, c’est préserver cette sécurité et cette stabilité.

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