Casablanca respire mal

Dans certaines zones, la ligne rouge est franchie en permanence. Lors d’une rencontre avec la presse mercredi dernier, le wali de la région de Casablanca, Driss Benhima a souligné que les causes de cette pollution ne résident pas uniquement dans le nombre élevé des véhicules qui sillonnent les boulevards de la ville, mais dans le fait que le carburant utilisé est de mauvaise qualité. Dans ce cadre, M. Benhima a exhorté la raffinerie la SAMIR de faire les investissements nécessaires pour être dans les normes internationales. Et de s’interroger sur le fait que « la même société suédoise qui a fait en Suède le carburant le plus propre dans le monde fait au Maroc le carburant le plus sale du monde ».
Certaines usines installées dans des quartiers résidentiels sont devenues trop polluantes. Dans ce sens, le wali de Casablanca a indiqué que des mesures sont entreprises en vue d’alléger la situation. Ces usines génèrent des postes d’emploi et provoquent en même temps la pollution de l’entourage. Sur cette question, M. Benhima a affirmé qu’il se trouve dans des situations de gérer des contradictions. « Faire trop de pression sur ces unités industrielles, elles quitteraient la ville. Chose qui aura des répercussions négatives sur les volets social et économique de Casablanca », a ajouté le wali de Casablanca. À l’instar des pays industrialisés, les principaux polluants ayant une influence sur notre écosystème demeurent les mêmes. Il s’agit, entre autres, du plomb qui est responsable du saturnisme. Il est présent dans les carburants automobiles. Le dioxyde de soufre qui provient des cheminées des usines (comme c’est le cas à Aïn Borja, Aïn Sebaâ…), ce gaz irritant peut altérer la fonction pulmonaire notamment chez les enfants et les personnes âgées (toux, gênes respiratoires, etc), les personnes asthmatiques sont très sensibles. L’Ozone, dans la haute atmosphère, il protège les êtres vivants en absorbant une partie des ultraviolets, mais il devient nuisible lorsque sa concentration augmente dans la basse atmosphère. C’est le cas notamment lorsque les gaz des pots d’échappement se transforment en ozone sous l’effet de la chaleur et du rayonnement solaire. La pollution à l’ozone entraîne des irritations oculaires et des quintes de toux. A Casablanca et surtout aux heures de pointe, les spécialistes soulignent que les composés organiques volatils qui sont libérés en très grandes quantités par l’évaporation des carburants ou par les gaz d’échappement ont des effets néfastes sur la santé des habitants. Il y a également les particules en suspension. Les combustions industrielles engendrent l’émission de particules fines dans l’atmosphère.
Ce genre de pollution est surtout provoqué par les moteurs diesels. Et puisque les véhicules à base de moteur diesel sont plus nombreux, force est de constater la gravité et les répercussions de cette pollution sur la santé, notamment les petits enfants ayant des voies respiratoires encore plus vulnérables.
Il est à souligner qu’en cas de forte pollution, notamment le risque de dépassement du seuil d’urgence (niveau 3), les autorités peuvent décider, par exemple, de restreindre la circulation automobile en instaurant le système des «plaques alternées» ou encore, en ne laissant circuler que les véhicules les moins polluants et ceux qui transportent plusieurs personnes.

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