Casablanca : retour sur un drame

A qui incombe la responsabilité ? L’enquête de la police judiciaire de la préfecture de Hay Hassani-Aïn Chock est ouverte pour déterminer la responsabilité des uns et des autres. Les parents et proches des victimes mettent sur la sellette les organisateurs de la manifestation. Samedi dernier, ils ont organisé un mouvement de protestation devant le lieu du drame. Local de la section de l’Association d’éducation et d’estivage (ATT), au quartier Ben Lemdoun, rue 49 immeuble 46, dans la préfecture de Aïn Chock-Hay Hassani. Ils demandent, à ce que les responsables de l’association soient poursuivis devant la justice. Les parents et proches des victimes remettent également en cause la qualité et la rapidité de l’intervention des sapeurs-pompiers. Ils disent qu’on aurait pu sauver d’autres vies si ces derniers disposaient de moyens efficaces. Dans ce cadre, force est de constater que cette question de moyens notamment dans les services des urgences refait surface chaque fois qu’un drame ait lieu. Les incendies dans les bidonvilles, les accidents de la circulation, les différentes agressions et les fortes précipitations lèvent le voile sur un état des lieux, au niveau des services des urgences dans nos hôpitaux, qui interpelle à plus d’un titre. Sur le plan du corps médical, le ministère de tutelle reconnaît que les médecins au service des urgences sont des généralistes. L’absence des spécialistes les met parfois devant des situations très compliquées. Ainsi, ils se trouvent dans l’obligation de demander l’intervention du spécialiste. Ce qui demande, bien entendu, un certain temps d’attente. Chose qui a souvent des répercussions négatives sur la santé du patient. Pour ce qui est des équipements dans ces services, il faut dire que la même constatation reste de mise. Manque d’ambulances disposant d’un équipement téchnico-médical, absence de salles équipées, etc.

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