Ce que les Marocains attendent d’Alger

La visite de Abdelaziz Belkhadem s’inscrit dans le cadre des tentatives amorcées par l’Etat algérien pour sortir du cercle vicieux dans lequel il s’est piégé, depuis sa création d’un mouvement séparatiste au Sahara marocain.
Face à sa marginalisation sur le plan international et à la lumière des positions françaises et américaines à l’égard des positions des Nations unies concernant le règlement définitif de la question du Sahara, la diplomatie algérienne s’apprête à tenter de nouvelles initiatives.
Selon des sources officielles, la délégation qui se rend à Rabat, les 6 et 7 février, est composée de Mohamed Kendil, secrétaire général du ministère de l’Intérieur, Ramdane Laâmamra, ambassadeur conseiller auprès du ministère des Affaires étrangères, Hamid Chbira, directeur général des Affaires des pays arabes, Sabri Boukadoum, directeur du protocole, Abdelaziz Sbaâ, directeur de la Communication et l’information au même ministère, Saâd Bel Abed, conseiller du cabinet du ministre et Hassan Bouâlem, directeur de la Protection des nationaux à l’étranger, en plus d’une délégation de journalistes. L’agence algérienne « APS » avait indiqué que cette visite entre dans le cadre du renforcement des relations bilatérales et de la concertation politique et permettra d’examiner avec les responsables marocains les différents dossiers liés à la coopération, ainsi que l’agenda des rencontres entre les responsables des deux pays.
Mais, sur le terrain, pour l’opinion publique marocaine en tout cas, l’on entend pas la chose de la même oreille.
Certes, un climat moins tendu que par le passé règne depuis novembre dernier, particulièrement depuis le sommet des ministres des Affaires étrangères maghrébins, mais sur la position à l’égard de la marocanité du Sahara, ou du moins vis-à-vis des efforts déployés, à cet effet, par le représentant des Nations unies au Sahara, James Backer, il n’y a pas l’ombre d’une évolution positive dans les positions du régime algérien .
Rien n’est statique en politique. Officiellement, l’on évoque des discussions sur les questions internationales d’intérêt commun, notamment le développement de la situation en Palestine occupée et en Irak et leurs répercussions sur la stabilité et la sécurité régionale et internationale ; et ce, sachant que le Maroc représente l’Irak auprès des Européens, mais cela n’est qu’un élément au niveau de l’agenda des négociations. La visite, d’ailleurs, survient après un voyage en France. Or, même sur ce volet, « l’Unité » du Maghreb arabe est nécessaire, et celle-ci se doit de passer inéluctablement par une entente réelle entre l’Algérie et le Maroc, laquelle entente est constamment bloquée par les initiatives diplomatiques algériennes anti marocaines.

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