“Celluloses du Maroc” relance le dialogue

La CDT est-elle en train de devenir progressivement un syndicat participatif ?
Une question qui tire sa légitimité de la matrice culturelle de cette centrale née dans la douleur et ayant grandi dans le feu de l’action contestataire vibrant au diapason de la revendication.
La signature de la convention avec la direction de la société « Celluloses du Maroc », en ce premier jour du nouvel an, en présence du Premier ministre, revêt une importance capitale pour ce syndicat rôdé sur la lutte sociale. En dépit de l’absence de ses deux ténors, Mohamed Noubir Amaoui et Abdelmajid Bouzoubaâ, respectivement secrétaire général et adjoint du secrétaire général du syndicat, la délégation, conduite par Abdelkadert Zaeïr et Najia Malak, membres du Bureau exécutif, remplissait largement le contrat. Aux termes de cette convention, d’une durée de trois ans renouvelable, les deux parties s’engagent à mettre en place une commission paritaire composée de trois représentants pour chaque partie, qui se penchera la mi-février de chaque année sur le dossier revendicatif présenté par le bureau syndical, chaque début du mois de janvier, et à proposer des solutions aux problèmes posés dans le délai d’un mois. Ils ont également convenu la tenue d’une réunion entre les deux parties tous les trois mois pour discuter des questions liées à la marche de l’entreprise, aux relations professionnelles, ainsi qu’au suivi de l’application de la législation du travail et aux dispositions de la convention collective, outre la création d’une commission chargée de la sécurité sur les lieux du travail et de la préservation de l’environnement. De surcroît, la convention prévoit des sessions de formation et des cours d’alphabétisation au profit des employés et d’autres mesures à caractère social et organisationnel.
La signature de cette convention, qui intervient après une série de réunions entre des représentants du gouvernement, de “Celluloses du Maroc” et des salariés de l’entreprise affiliés à la CDT, a été qualifiée par M. Youssoufi de “convention modèle” qui va mieux organiser les relations entre les employés et l’entreprise, conformément aux dispositions du dahir du 17 avril 1957 relatif aux conventions collectives.
Néanmoins, il est impératif pour l’ensemble des partenaires sociaux d’adopter un nouveau code de travail, au lieu de continuer à parler d’un texte vieux de plus de quatre décennies.
Car, tout en exprimant leur satisfaction quant à cette démarche, en la traitant “d’initiative excellente”, comme c’est le cas pour le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), M. Hassan Chami, ou de « convention modèle », selon les propos des dirigeants de Celluloses du Maroc, l’ensemble des partenaires sociaux insistent sur la nécessité de parvenir à un accord sur le code de travail.

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