Centrale Laitière déclare la guerre aux carences alimentaires

Centrale Laitière déclare la guerre aux carences alimentaires

La Centrale Laitière vient de publier son rapport de responsabilité sociale. Ce document, premier du genre, recense les différentes actions menées par la Centrale Laitière en tenant compte de six axes prioritaires: l’engagement sociétal, la responsabilité environnementale, l’éthique de marché, le respect des droits de l’Homme, la valorisation du capital humain et la gouvernance. Le groupe s’est engagé dès le départ à améliorer la consommation des produits laitiers. Force est de constater que la consommation de lait et de produits laitiers reste encore insuffisante dans notre pays. En effet, les Marocains ne consomment en moyenne que 2 à 3 fois par semaine des produits laitiers, soit près de 13,6 kg/an/habitant alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande une consommation de 90 kg/an/habitant. Avec ces niveaux de consommation, le Maroc a occupé la 11ème position du classement Euromonitor 2009, se plaçant loin derrière les Pays-Bas, la France ou encore l’Arabie Saoudite. Cela dit, la Centrale Laitière note dans son rapport que les Marocains ont pris conscience au fil des années de l’intérêt de consommer régulièrement  des produits laitiers, en l’occurrence le yaourt, longtemps considéré comme un produit non essentiel. La mission première de la Centrale Laitière est «d’apporter une nutrition de qualité au plus grand nombre». Pour cela, le groupe mène une politique axée sur l’accès des produits laitiers aux plus faibles revenus et  sur les enjeux de santé en réduisant la teneur en matière grasse et en sucre de ses produits tout en maintenant un standard élevé de qualité nutritionnelle. Parmi les priorités de la Centrale Laitière figure l’amélioration de la nutrition des enfants. La création de la Fondation pour la nutrition de l’enfant vise précisément à faire face au phénomène des carences en micronutriments. Rappelons à ce sujet que ces carences touchent 1/3 de la population au Maroc. Elles constituent un coût pour la société évalué à 5% du PIB. La carence en fer coûte à elle seule 2 milliards DH par année. Parallèlement à la Fondation, la Centrale Laitière mène plusieurs actions en partenariat avec le ministère de l’éducation nationale. L’objectif étant d’informer et de former les enfants à la bonne nutrition et à l’hygiène de vie.
A noter que la Centrale Laitière travaille avec 120.000 éleveurs partenaires. Chaque année, elle procède à l’achat de 700 millions de lait qu’elle collecte auprès de 1.041 coopératives et auprès de 360 éleveurs. Ce chiffre représente 2/3 de la production nationale et industrielle, 50% de la collecte transformée et 90% de la matière première laitière de la Centrale Laitière. Les 10% restants étant importés sous forme de poudre de lait ou de beurre.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *