CGEM : Les statuts mouvants

L’organisation patronale est à sa quatrième réforme statutaire. Si le toilettage continue est signe de mutation réussie, son façonnement se prête aux interprétations et autres commentaires. Ainsi, suite à l’audit stratégique commandité par la CGEM en 2003, un certain nombre de dysfonctionnements et des axes de travail ont été soulevés. Les nouveaux statuts présentés par le patron des patrons Hassan Chami, se sont fixés pour objectif fondamental, la création de conditions optimales « afin que tous les adhérents soient représentés de façon rationnelle», expliquait Hassan Chami.
Les nouveaux aménagements statutaires devront être soumis pour approbation à l’Assemblée générale ordinaire qui aura lieu le 19 avril prochain. En principe, l’entrée en vigueur ne sera effective que vers le 30 juin 2006, date qui coïncidera avec l’élection du nouveau président de la Confédération. Les nouveaux statuts sont supposés répondre aux questions soulevées par les auditeurs. Parmi les axes de travail figurent la définition de la qualité de membre, la clarification du concept de cooptation, le fonctionnement des instances ou encore l’externalisation des fédérations et le développement de nouvelles prestations. Parallèlement à cela, il a été proposé de renforcer l’assise financière de la CGEM ainsi que la création d’un département dédié à l’international.
L’affectation des voix reste sans conteste le point le plus saillant de la refonte. Le principe d’une entreprise/une voix semble avoir atteint ses limites, répètent les responsables de la CGEM. La nouvelle proposition consiste à ce que les entreprises qui affichent un chiffre d’affaires inférieur à 5 millions de DH bénéficient d’une voix. Les structures réalisant entre 5 et 15 millions de DH auront droit à deux. Celles qui font plus de 500 millions de DH bénéficieront de 10 voix. Pour leur part, les associations nationales auront droit à 10 voix contre 5 pour les associations régionales. Quant aux fédérations, elles devront bénéficier de 20 voix. «C’est une sorte d’égard envers ceux qui cotisent plus», estime Hassan Chami qui écarte tout risque de basculer vers des élections au profit des grandes structures.

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