Chami : «Consolider les acquis»

Chami : «Consolider les acquis»

ALM : Le poste de directeur général de la CNSS est actuellement vacant. Quel est le profil de la personne que vous espérez voir occuper ce poste ?
Hassan Chami : Vous savez, avec l’ancien directeur général de la Caisse nationale de sécurité social (CNSS), Mounir Chraïbi, nous avons accompli plusieurs avancées dans bon nombre de dossiers. Aujourd’hui, grâce à une action menée en étroite concertation entre la direction de la Caisse d’une part et les membres du Conseil d’administration de la CNSS d’autre part, nous pouvons dire que nous avons réussi à remettre en marche cette institution. C’est un acquis considérable qu’il ne faut absolument pas négliger. Partant de cela, nous espérons que le successeur de Mounir Chraïbi sera un bon gestionnaire qui puisse mener à bout un certain nombre de chantiers primordiaux, tout en impliquant, bien évidemment, le Conseil d’administration dans la gestion et la prise de décision. Nous avons obtenu des acquis importants sous la direction de Mounir Chraïbi, il faut donc les consolider et les renforcer pour le bien de la Caisse.

En tant que membre du Conseil d’administration, ne pensez-vous pas que le patronat devrait avoir un droit de regard sur la nomination du DG de la CNSS ?
Quand la gestion atteindra les standards internationaux, à l’ère du temps, l’avis du Conseil d’administration sera effectivement demandé pour la nomination du directeur général de la CNSS. Ou au moins que le Conseil d’administration soit avisé de l’identité du nouveau directeur général avant sa nomination. Mais vous savez, les choses sont aujourd’hui un peu différentes.

Quels sont les chantiers que vous espérer ouvrir avec le prochain directeur général de la CNSS ?
Sans aucune hésitation, je pense que la mise en œuvre de l’Assurance maladie obligatoire et sa gestion de manière rationnelle et efficace est de loin le chantier le plus important et surtout le plus urgent.
Comme vous le savez, les décrets d’application relatifs à l’AMO ont été adoptés mercredi dernier en Conseil des ministres sous la présidence de SM Mohammed VI. Désormais, il va falloir concrétiser tout cela et assurer une gestion efficace de l’AMO. C’est pour cette raison que j’insiste sur les aptitudes du prochain directeur général de la CNSS. Il doit être un bon technicien et un bon gestionnaire.

Pour pouvoir arbitrer le patronat d’un côté et les syndicats d’un autre, ne devrait-il pas être un bon politique également ?
Non, surtout pas un politique. La politique a ses hommes. Le directeur général de la CNSS doit posséder, en revanche, des aptitudes purement techniques et managériales. Un peu le profil de Mounir Chraïbi.

Justement, quel sentiment gardez-vous du passage de Mounir Chraïbi à la tête de la CNSS, avant qu’il ne soit nommé au poste de wali de Marrakech ?
Nous avons réussi à ouvrir un nombre considérable de chantiers. C’est le cas notamment de dossiers épineux comme l’approbation des comptes de la Caisse et la gestion des polycliniques de la CNSS. Pour ces dernières, nous avons pensé à une idée, à savoir l’externalisation de leur gestion. Mais nous en sommes encore assez loin. En tout cas, je vous garantis que le chantier de l’AMO est extrêmement important. Il nécessite deux à trois ans de travail acharné.

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