Cherche mari désespérément !

Cherche mari désespérément !

Les célibataires marocains font de plus en plus appel aux agences matrimoniales pour trouver la perle rare. Même les divorcés, à la quête d’un nouveau partenaire, s’adressent à ces agences. Si certains critiquent encore sévèrement ces entreprises, dont la vocation est d’assister chaque personne à trouver son partenaire idéal pour le mariage, d’autres, par contre, pensent que « ces marieuses du nouveau millénaire » peuvent jouer un rôle important dans la résolution de la crise sociale dont souffrent certaines personnes. «Je préfère rencontrer mon futur conjoint dans un cadre familial ou au sein du travail.», affirme une jeune femme. « L’idée de faire appel à des agences matrimoniales me paraît très pratique. Il y a plusieurs personnes qui se sont mariées même via Internet. », rétorque une jeune adolescente. Les avis diffèrent ! En tout cas, cette approche connaît apparemment du succès au Royaume. « En effet, le taux de réussite au Maroc est de 20 %, alors qu’en France, ce taux ne franchit pas 2 % », se félicite Jean-Marie Kautzmann,  psychologue et directeur de l’agence « Union 3000 »,  l’air on ne peut plus satisfait. «Ce sont des hommes et des femmes âgés entre 18 et 70 ans qui font appel à notre service. Ils appartiennent à toutes catégories socio-économiques confondues», affirme-t-il. « Le nombre de nos adhérents a atteint 1000 personnes dont 60% sont des femmes et 40 % sont des hommes. Nous les accompagnons dans toutes les étapes même pour les formalités du mariage notamment pour les mariages mixtes », ajoute-t-il. Concernant la démarche à suivre pour s’y inscrire, une somme de 300 dirhams est nécessaire pour l’ouverture d’un dossier contenant toutes les informations concernant le client. Après un entretien avec le gérant de l’agence, un dossier préconjugal sera ouvert. L’adhérent y dresse le profil du partenaire recherché. Ces informations personnelles sont confidentielles. Un contrat sera ensuite signé entre l’adhérent et l’agence. Le montant d’abonnement est de 5000 dirhams par an pour les mariages nationaux et 15 000 dirhams pour les mariages internationaux. Un premier contact sera ensuite établi entre l’adhérent et la personne correspondante à ses aspirations. Une seule rencontre ne suffit pas pour trouver son âme sœur. Plusieurs rencontres se succèderont jusqu’à ce que le candidat tombe sur la personne, dont l’âge, la personnalité et la situation socio-économique correspondent au mieux au profil désiré.
D’autres clients trop exigeants restent insatisfaits. «On leur conseille de revoir leurs critères», indique J. Kautmann. Et d’ajouter : «Certaines personnes exigent des partenaires qui n’ont pas les mêmes affinités de caractères. À titre d’exemple, une bonne qui veut se marier avec un médecin. Ce n’est pas possible ! On essaie de les conseiller et de les orienter. On leur propose d’autres profils. Certaines personnes acceptent nos propositions et tentent leurs chances mais d’autres sont intransigeants et restent sur leur position ». S’agissant du profil le plus recherché par la femme marocaine, un homme sérieux et capable d’assumer la responsabilité du mariage est devenu de nos jours la perle rare. Fort du succès de sa première agence « Union 3000 » créée en 1997 à Rabat, J. Kautzmann a ouvert deux autres agences en 1999 et en 2004 respectivement à Casablanca et à Marrakech.
Unicis, une autre agence matrimoniale étrangère, implantée à Rabat, propose ses prestations à des tarifs différents. Contactée par ALM, l’agence a indiqué que les frais d’inscription sont de l’ordre de 1000 dirhams. Cette somme est nécessaire pour l’ouverture d’un dossier. En outre, l’adhérent, cherchant un partenaire à l’étranger, doit payer une somme de 7000 dirhams, versée sur cinq à six tranches. Si le couple décide de convoler en justes noces, le client satisfait doit payer une autre somme de 7000 dirhams après le mariage. Concernant les mariages nationaux, le client doit verser 10 000 DH, 5000 DH au début et après le mariage.

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