Chirurgie dentaire : toujours le vide institutionnel

Depuis la dissolution du Conseil national de l’ordre des chirurgiens dentistes par le ministère de tutelle et la démission du Conseil supérieur de l’ordre des chirurgiens dentistes, les professionnels du secteur attendent qu’une instance s’installe en vue de s’occuper de l’éthique et de la déontologie et prendre en charge les problèmes du secteur. Ces problèmes s’articulent, entre autres, autour de l’endettement des jeunes promoteurs, des cabinets en difficulté et de la question de la fiscalité et des assurances. Cet état de choses, souligne le docteur Lahcen Breght, président du Syndicat régional des médecins dentistes privés du Grand Casablanca, a été derrière la fermeture de plusieurs cabinets, des contentieux et, pis encore, l’immigration de certains médecins ayant plus de quinze années d’exercice pour aller s’installer sous d’autres cieux, notamment au Canada. Le problème de la formation continue suscite également la grogne des professionnels. Puisque, ceux qui veulent suivre une formation continue sont obligés d’aller chercher ailleurs, par leurs propres moyens. Indubitablement, les contraintes imposées au niveau de la recherche scientifique et technique y sont pour beaucoup. Le docteur Breght ajoute dans ce cadre que les jeunes chirurgiens dentistes ont fait de gros investissements dans ce secteur où les seules garanties pour la réussite sont leurs compétences, leur disponibilité et leur savoir-faire au service des concitoyens. Un métier à vocation sociale qui se trouve, par l’accumulation des problèmes, en dents-de-scie.

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