Choisir sa société de portage salarial

Choisir sa société de portage salarial

Démarrer une activité à son compte, sans délai, sans investissement personnel et sans mettre en jeu son patrimoine. Contourner les lourdes formalités administratives, tels que les frais d’immatriculation, la location de bureaux, ou encore le suivi de la facturation client, pour se consacrer exclusivement à ses missions et à la prospection. Fonctionner comme un indépendant, avec l’exclusivité de son portefeuille de clients et sans prendre le risque de dépôt de bilan. Telles sont les principales motivations qui poussent de plus en plus de consultants indépendants à recourir à une société de portage salarial.
Ces entreprises signent avec les consultants portés des contrats de travail classiques, qui font de ces derniers des salariés. Mais qu’il s’agisse de la rémunération, des frais ou de la gamme des services proposés, les offres sont très variables d’un prestataire à l’autre.
Premier élément clé : l’aspect financier. Pour se rémunérer, les sociétés de portage prélèvent un pourcentage du montant des contrats que les consultants portés font rentrer. Cette commission peut varier fortement, entre 5 et 12 %, selon la gamme de services dont le porté bénéficie. Jean-Charles Valet, directeur associé de Calleo Portage, met en garde contre les prestataires "low cost", qui affichent parfois des tarifs ultra-compétitifs autour des 2 ou 3 %. «Il est nécessaire de demander une simulation et de bien détailler les bulletins de paie, pour mettre à plat les différents postes de prélèvements».  En moyenne, pour une prestation facturée 1.000 euros au client, le porté empoche la moitié en salaire net. Il est indispensable, avant de choisir sa société de portage, de pouvoir en visiter les locaux.
Outre un bureau et un espace de travail convenables, les locaux doivent disposer de box pour recevoir des clients et de salles de réunions pour organiser des formations. «Certains prestataires de petite taille opèrent encore depuis chez eux, rappelle Alexandre Macieira, et ne disposent pas des commodités adéquates, alors qu’il peut être nécessaire pour un porté de pouvoir inviter, comme gage de crédibilité, un prospect sur son lieu de travail». Les outils commerciaux élémentaires telles que la papeterie, les cartes de visites et plaquettes commerciales avec en-tête au nom de la société de portage, doivent également être mis à disposition des portés.

• Le Journal du Manager

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