Chronologie de l’évolution de la situation

16h44 : La Chambre des représentants condamne l’enlèvement des deux marocains. 
Dans un communiqué publié lors d’une séance tenue mercredi, la Chambre a exprimé sa solidarité et son soutien absolus avec les deux ressortissants marocains, ainsi qu’avec leurs familles.
A cet effet, la Chambre a rappelé les différentes initiatives et les marques de solidarité et de soutien que le Maroc, avec toutes ses composantes, n’a cessé de témoigner à l’égard du peuple irakien frère en vue d’édifier ses institutions nationales et de préserver sa souveraineté et son intégrité territoriale. La Chambre considère que l’enlèvement et la menace d’exécution des deux ressortissants marocains constituent "un acte contraire aux préceptes de la sainte religion islamique et aux principes des droits humains et à leur tête le  droit à la vie" que garantissent tant la religion islamique que toutes les législations humaines. Il a appelé à tenir compte du consensus de l’ensemble du peuple marocain exprimé lors de la marche de solidarité nationale, organisée le 6 novembre, avec les deux ressortissants enlevés, ainsi que des positions exprimées par toutes les instances religieuses, politiques, syndicales et les acteurs de la société civile, qui se sentent piqués dans le vif par cet acte contraire à la charia islamique. La Chambre a fait état de son rejet de toute forme de chantage brandie par  les ravisseurs, appelant toutes les bonnes volontés (oulémas et acteurs politiques) à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Irak à uvrer pour la libération immédiate des deux otages marocains.

10h49 : Ahmed Helli espère la libération des otages marocains.
Le chef de la délégation de la Ligue arabe, Ahmed Ben Helli, a exprimé mercredi l’espoir que les deux employés de l’ambassade du Maroc à Bagdad, enlevés le 20 octobre par la branche irakienne d’al-Qaëda, seraient libérés. "J’espère qu’ils seront libérés car ils sont innocents et ne sont coupables d’aucun crime", a déclaré M. Ben Helli lors d’une conférence de presse. "J’ai déployé des efforts auprès des différentes forces politiques irakiennes qui pourraient jouer un rôle en ce sens", a-t-il souligné.

 
09/11/2005. 11h15 :  la ligue arabe appelle à la libération des deux Marocains.

Le chef de la délégation de la Ligue arabe, M. Ahmed Ben Helli, a appelé, mercredi, à la libération des deux employés de l’ambassade  du Maroc à Bagdad, enlevés depuis le 20 octobre dernier par la branche d’Al-Qaïda en Irak. Lors d’une conférence de presse à Bagdad, M. Ben Helli a formulé l’espoir que Abderrahim Boualem (55 ans) et Abdelkrim Mouhafidi (49 ans) "seront libérés  car ils sont innocents et ne sont coupables d’aucun crime". D’importants efforts ont été déployés auprès des différentes sensibilités politiques irakiennes qui pourraient jouer un rôle dans cette affaire, a-t-il dit.


08/11/2005. 21h16 : Appel d’une conférence islamique à la libération des otages marocains.
Une conférence ministérielle islamique sur l’enfance dont les travaux se sont achevés mardi à Rabat, a appelé à la "libération immédiate et sans condition" des deux otages marocains enlevés le 20 octobre en Irak par la branche irakienne d’al-Qaëda. Après avoir condamné leur enlèvement, les ministres et les délégués de 51 pays arabo-musulmans de la conférence ont exprimé leur "pleine solidarité avec l’ensemble des otages victimes d’enlèvements en Irak", selon une déclaration lue à la fin de la réunion. Cette première conférence sur l’enfance a été organisée par l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) issue de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) dont le siège est en Arabie saoudite. Selon la conférence de Rabat "ces rapts en Irak portent atteinte à l’Islam qui interdit l’assassinat des innocents".


18h25 : La marche nationale de solidarité a montré une nouvelle fois le sursaut et la maturité du peuple marocain (organisateurs).
Dans un communiqué, parvenu lundi à la MAP, le Comité a tenu à féliciter les différentes composantes de la société marocaine, partis politiques, syndicats et acteurs de la société civile, (hommes, femmes et enfants) pour la réussite de cette Marche nationale de solidarité. Le Comité n’a pas manqué de saluer les efforts de toutes les composantes de la nation y compris les organismes administratifs et les cadres qui ont contribué au succès de cette grande Marche qui témoigne à nouveau de la position immuable et intransigeante du peuple marocain qui rejette toutes les formes du terrorisme et ne cesse d’exprimer son appui et son soutien aux causes  justes et en premier lieu les causes palestinienne et irakienne ainsi qu’aux efforts de paix dans la région du Moyen-orient.


13h13 : "Pas de solidarité" des médias occidentaux (journal).
Les médias occidentaux n’ont accordé "que quelques lignes" aux deux Marocains otages en Irak, a critiqué lundi à Rabat le quotidien Libération, reprochant à ces médias de ne pas être solidaires "avec ceux dont les noms ne sonnent pas occidental".
Abderrahim Boualem et Abdelkrim Mouhafidi, enlevés en Irak le 20 octobre, "ne valent que quelques lignes parmi les chiens écrasés des grands quotidiens européens et américains", a estimé le journal marocain de gauche Libération. "Pas de mise en valeur et surtout pas de solidarité affichée. Le message est clair, ces deux être humains ne sont pas des occidentaux", poursuit Libération.
"Alors que nous connaissons par coeur les noms des journalistes français (NDLR: Christian Chesnot, Georges Malbrunot, Florence Aubenas enlevés en Irak puis relâchés), l’opinion publique occidentale ne sait rien ou presque des otages marocains", déplore ce journal. "L’espace accordé dans le paysage médiatique occidental se mesure en fonction de la tête du captif",ajoute-t-il, estimant que "ceux dont les noms ne sonnent pas occidental n’ont droit qu’à quelques mots".


07/11/2005. 00h36 : Jacqueline Aubenas "indignée" par l’enlèvement des deux ressortissants marocains. 
Jacqueline Aubenas, la mère de l’ex-otage en Irak, Florence Aubenas, s’est déclarée dimanche "indignée" par l’enlèvement des deux ressortissants marocains, Abderrahim Boualem et Abdelkrim El Mohafidi, appelant à leur libération. Le grand élan de solidarité suscité par l’enlèvement des deux otages est "vraiment essentiel" pour les otages menacés de mort par la branche irakienne d’Al-Qaïda, a ajouté Jacqueline Aubenas, historienne de cinéma, en marge du Festival International du Film Indépendant de Bruxelles, dont elle était membre du Jury. Jacqueline Aubenas a tenu à dire à tous ceux qui soutiennent les deux otages marocains: "tenez bon". On finit par avoir gain de cause quand on "est du côté de la liberté et de la justice", a-t-elle ajouté.


20h33: Le souverain "garde l’espoir" que les ravisseurs libèrent leurs otages.
"Nous condamnons l’enlèvement méprisable de deux citoyens marocains par les bandes terroristes en Irak", a-t-il dit lors d’une allocution télévisée à l’occasion du 30 ème anniversaire de la "marche verte". Il a qualifié le rapt de "crime odieux" avant de réclamer "comme l’a demandé le peuple leur libération".
 "Nous gardons l’espoir que ces auteurs retrouveront la raison et rendront la liberté à ces deux citoyens innocents qui appartiennent à un pays arabe et musulman n’ayant épargné aucun effort pour soutenir le peuple irakien frère dans l’épreuve qu’ilm traverse", a-t-il ajouté.

06/11/2005. 12h21 : "Union sacrée" dans les rues de Casablanca en faveur des otages marocains.
De l’extrême-gauche extraparlementaire aux islamistes radicaux, des milliers de personnes ont manifesté dimanche à Casablanca leur solidarité avec les deux employés de l’ambassade du Maroc à Bagdad, enlevés par al Qaëda le 20 octobre. Face au siège de la wilaya (préfecture) du Grand Casablanca, capitale économique du royaume chérifien, sur lequel étaient accrochés des affiches géantes des deux otages, les participants arboraient des banderoles en arabe sur lesquelles étaient écrits "Au nom de l’Islam, libérez nos otages", "Le Coran interdit l’exécution d’innocents" ou "le peuple marocain unis avec ses deux victimes". Le défilé a commencé par une chanson sur la "Marche verte" car dimanche marque le 30ème anniversaire du jour où à l’appel du roi Hassan II, 350.000 Marocains munis du Coran et du drapeau national, s’étaient dirigés vers le Sahara occidental, pour marquer l’appartenance du territoire au royaume.
Les manifestants sont partis de la place des Nations-Unies pour emprunter l’avenue Hassan II, l’un des principale artère de la ville, en scandant notamment "Oui à la liberté, non au terrorisme, non à la barbarie" ou "l’islam religion d’amour et non de combat". Le porte-parole de l’organisation radicale islamiste Al Adl wal Ihsane (La justice et la bienfaisance) Fathallah Arslane a affirmé que la présence de ses militants à ce rassemblement marquait "l’opposition de sa formation aux rapts et aux assassinats de civils quelque soit leur religion ou leur appartenance politique". "Notre religion interdit ces pratiques à l’égard de ceux qui ne nous attaquent pas", a-t-il ajouté. Pour sa part, Saâdeddine Othmani, secrétaire général du Parti islamiste Justice et Developpement (PJD), représenté au Parlement, a insisté devant les journalistes sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’une manifestation organisée par le gouvernement mais un rassemblement "de la totalité du peuple marocain pour envoyer un message à l’adresse des ravisseurs des deux marocains et leur demander de les libérer immédiatement".


05/11/2005 (16h21: Le Maroc deviendra l’ennemi des ravisseurs en cas d’exécution des otages (théologiens).
Les oulémas marocains (théologiens) ont assuré samedi que leur pays sera « l’adversaire de toujours des ravisseurs en cas d’exécution des otages marocains ». "La nation marocaine toute entière sera leur adversaire (…) et leur fin sera le feu", a averti le Conseil des oulémas du Maroc. La branche irakienne d’Al-Qaëda, dirigée par Abou Moussab Al-Zarqaoui, a annoncé jeudi avoir décidé de tuer les deux Marocains qu’elle a enlevés en Irak le 20 octobre. "Les oulémas du Maroc soulignent qu’au vu de la Charia, de leurs proches et de leur nation musulmane croyante, les deux Marocains seront considérés comme des martyrs, au cas où le jugement inique (d’exécution) est mis en application".


04/11/2005. 22h35 : Le comité national marocain de soutien au peuple irakien condamne la menace d’exécuter les deux otages marocains.
Le comité a réitéré sa ferme condamnation de cette menace, la qualifiant d "escalade criminelle" de la part de leurs ravisseurs. Le Comité a exhorté " les forces vives luttant pour la justice, la liberté, la démocratie et la paix dans le monde arabe et dans le monde entier à se mobiliser et à entreprendre des actions urgentes pour sauver la vie des deux otages marocains". Dans ce communiqué, le Comité a considéré que l’enlèvement par l’organisation d’Al Qaïda des deux Marocains et la menace de leur exécution, constituent une violation flagrante des préceptes de l Islam qui interdit de tuer une personne sans raison légale et portent atteinte à la lutte du peuple irakien pour recouvrir sa souveraineté et son indépendance".


19h36: L’USFP condamne la menace d’exécution des deux marocains.
M. Driss Lachgar, membre du bureau politique de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), a condamné jeudi l’annonce de la branche irakienne d’Al Qaeda d’exécuter les deux employés marocains de l’ambassade du Maroc à Bagdad, Abderrahim Boualem et Abdelkrim Mouhafidi, enlevés en Irak. Dans une déclaration à la MAP, M. Lachgar a indiqué que cette décision menace la vie de deux ressortissants marocains innocents, faisant observer que le droit à la vie est l’un des droits humains les plus élémentaires.

19h26: Le parti de l’Istiqlal condamne l’annonce d’exécuter les deux marocains.
Le secrétaire général du parti de l’Istiqlal, Abbas El Fassi, a exprimé la ferme condamnation de son parti à l’annonce de l’organisation d’Al Qaïda d exécuter les citoyens marocains Abderrahim Boualem (chauffeur) et Abdelkrim Mohafidi (agent d’entretien) employés à l’ambassade du Maroc à Bagdad, enlevés depuis le 20 octobre dernier. Dans une déclaration à la MAP, M. El Fassi a indiqué que l’annonce par Al Qaïda de l’enlèvement de deux marocains qui voulaient obtenir leurs salaires était source d’une profonde inquiétude.
 Il a ajouté que le communiqué d’Al Qaïda brandissant leur exécution est contraire à la religion islamique.

17h27: La confédération des marocains en italie appelle à la libération des deux ressortissants marocains enlevés en irak.
La Confédération des marocains en Italie a appelé, jeudi, à la libération immédiat des deux ressortissants marocains, Abderrahim Boualem et Abdelkrim El Mouhafidi, des employés à l’ambassade du Maroc à Baghdad, enlevés le 20 octobre en Irak.
Elle a également appelé les associations des droits de l’homme et toutes les organisations internationales à oeuvrer pour la libération de ces deux innocents employés.
La Confédération a, aussi, condamné énergiquement l’enlèvement ignoble des deux ressortissants marocains tout en appelant la partie qui était derrière  leur enlèvement de les libérer afin qu’ils puissent rejoindre leurs familles et  mener une vie normale, à l’avènement de l’Aïd Al-Fitr, marquant la fin du mois sacré de ramadan.

17h21 : "Matqich Bladi condamne l’enlèvement des deux citoyens marocains.
Le collectif "Matqich Bladi" a vivement dénoncé la décision de l’organisation Al Qaida d’exécuter les deux citoyens marocains, appelant à une "libération immédiate et inconditionnelle" de Abderrahim Boualem et Abdelkrim Mouhafidi, en cette journée de fête de l’Aid Al Fitr en Irak. A cet égard, le collectif demande à l’ensemble de la population marocaine de montrer sa solidarité et sa mobilisation par le port d’un bandeau rouge au bras ou toute autre action de solidarité en vue d’obtenir leur libération.

16h26. L’annonce de l’exécution prochaine des deux marocains, un "crime et un acte condamnables" (AMDH)
Le président de l’Association marocaine des droits  humains, M. Abdelhamid Amine a dénoncé l’annonce par le réseau Al Qaida de son intention d’exécuter les deux employés marocains de l’ambassade du Maroc à Baghdad, Abderrahim Boualem et Abdelkrim Mouhafidi, la qualifiant de "crime et d’acte condamnables". Dans une déclaration à la MAP, M. Abdelhamid a indiqué que l’AMDH  condamne cette "décision injuste prise après un jugement se basant sur le droit positif". Il a souligné que "l’occupation de l’Irak par les forces multinationales ne peut nullement justifier cette décision inacceptable".
L’AMDH qui a toujours exprimé son opposition à l’occupation de l’Irak"dénonce les actes d’enlèvement en général quelles que soient l’origine  ou la nationalité des ravisseurs", a-t-il souligné.

16h22 : Le PPS condamne l’annonce de l’exécution prochaine des otages marocains.
Le secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS), M. Ismaïl Alaoui, a vigoureusement condamné l’annonce faite mercredi par la branche irakienne de l’organisation Al Qaeda sur l’exécution prochaine des citoyens marocains Abderrahim Boualem (chauffeur) et Abdelkrim Mohafidi (agent d’entretien) employés à l’ambassade du Maroc à Bagdad, enlevés depuis le 20 octobre dernier. Dans une déclaration jeudi à la MAP, M. Alaoui a souligné que "cet acte terroriste, qui est totalement étranger aux valeurs de la religion islamique et  de l’humanité, témoigne encore une fois de leur mépris (ndlr : les ravisseurs) des vies humaines". "Les opérations dites de résistance visent principalement les civils irakiens, ce qui nous conduit à mettre en cause le patriotisme de ces criminels", a souligné M. Alaoui. Il a, à cet égard, appelé à l’organisation d’une grande marche pour condamner cet acte criminel abominable, affirmant que la mise en exécution de cette annonce provoquera indubitablement "l’ire du peuple marocain et l’expression de très vives condamnations".

03/11/2005.15h54 : Le « Collectif Démocratie et Modernité » condamne avec force l’enlèvement des deux ressortissants marocains en Irak et la menace de leur exécution.
Le Collectif Démocratie et Modernité "condamne avec force" l’enlèvement des deux ressortissants marocains, Abderrahim Boualem et Abdelkrim El Mouhafidi, le 20 octobre en Irak, et la menace de leur exécution. Dans un communiqué, parvenu jeudi à la MAP, le Collectif condamne avec force le rapt des deux ressortissants marocains, en poste à l’ambassade du Maroc à Baghdad, par le groupe Zarkaoui, affilié à Al Qaida, et la menace de leur exécution "après un simulacre de jugement". Le Collectif Démocratie et Modernité, qui souligne que ces deux employés de l’ambassade du Maroc "représentent un pays ami du peuple irakien", demande "la libération immédiate de ces otages et appelle toutes les composantes du peuple marocain à manifester leur solidarité pour libérer ces otages".


01/11/2005. 9h57 : Tayssir Allouni appelle à la libération des otages marocains en Irak.
Le journaliste Tayssir Allouni de la chaîne qatariote Al-Jazira, emprisonné en Espagne pour collaboration avec Al-Qaëda, a appelé mardi à la libération des deux otages marocains en Irak dont le rapt a été revendiqué par la branche irakienne du réseau terroriste. M. Allouni et Haëtham Mannaa, un responsable du Comité international pour la défense de Tayssir Allouni (ICDTA), ont appelé dans un communiqué à épargner la vie des otages marocains, Abderrahim Boualem et Abdelkrim Mouhafidi. "Nous avons appris aujourd’hui qu’une décision avait été prise pour déférer Abderrahim Boualem et Abdelkrim Mouhafidi devant un tribunal spécial", affirment les deux hommes dans le communiqué. "Nous basant sur les valeurs humanitaires et islamiques, nous vous demandons de protéger les vies des deux êtres humains qui n’ont commis aucun crime méritant une punition". "Au nom de toutes ces valeurs, nous vous demandons de (les) relâcher pour leur permettre de retrouver leurs familles pour l’Aëd al-Fitr", la fête marquant la fin du mois de jeûne musulman du ramadan, selon le texte. Tayssir Allouni a été condamné fin septembre par la justice espagnole à sept ans de prison pour "collaboration" avec Al-Qaëda.


10h26 : Un détenu islamiste exhorte les ravisseurs de deux marocains disparus en Irak.
Un théoricien islamiste emprisonné au lendemain des attentats de Casablanca en 2003, a exhorté les ravisseurs de deux employés de l’ambassade marocaine disparus en Irak de les libérer, rapporte mardi le journal Annahar Al Maghribia (indépendant). "Nous disons aux ravisseurs que les deux citoyens marocains sont totalement innocents, ce ne sont ni des soldats de l’occupation, ni du gouvernement irakien", écrit Mohamed Fizazi, condamné à 30 ans de prison en juillet 2003 comme l’un des chefs d’un mouvement intégriste.
Le quotidien affirme avoir reçu une copie de la lettre que Fizazi avait donnée à l’administration pénitentiaire pour diffusion.
"Si les ravisseurs nous portent un peu de considération, nous les exhortons à les libérer (…) car ils sont innocents de tout crime et de toute trahison", a ajouté Mohamed Fizazi, qui commence sa missive par le fait qu’il est "injustement incarcéré à la prison de Tanger" (nord).

08h50 : AL Qaida confirme sa revendication du rapt des deux marocains. Dans un communiqué parvenu à la rédaction de Aujourd’hui Le Maroc par Internet, AL Qaida confirme sa revendication du rapt des deux employés à l’ambassade du Maroc en Irak, Abderahim Boualem et Abdelkarim El Mouhafidi. «Après avoir achevé l’interrogatoire avec les détenus employés à l’ambassade du gouvernement du Maroc, ils ont été déférés au tribunal islamique pour décider de leur sort » peut-on lire dans le communiqué. Ce dernier est accompagné de photos de cartes d’identité et de passeports des deux otages.

Mardi 01/11/2005. Manifestation de soutien à Rabat aux deux marocains enlevés en Irak.
Une manifestation de solidarité appelant à la libération des deux Marocains enlevés en Irak s’est déroulée lundi soir à Rabat à l’initiative du parti de l’Istiqlal (nationaliste, pro-gouvernemental), a constaté un journaliste de l’AFP. Au cours de leur rassemblement dans le centre de Rabat, les manifestants ont réclamé la libération de leurs compatriotes et brandi des bougies allumées en "signe d’espoir". Les deux hommes, Abderrahim Boualem, (55 ans), chauffeur à l’ambassade marocaine à Bagdad, et Abdelkrim Mouhafidi, agent d’entretien (49 ans), sont portés disparus depuis le 20 octobre. Leur enlèvement avait été revendiqué mercredi par la branche militaire de l’organisation d’al-Qaëda en Irak.
Abdellah Bekkali, secrétaire général de la Jeunesse istiqlalienne qui a organisé la manifestation de solidarité, a déclaré à cette occasion que "le Maroc a toujours défendu la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Irak frère". "L’action de la résistance dans ce pays est légitime et légale, mais les enlèvements opérés dans ce pays portent atteinte à son image", a-t-il estimé. Pour sa part, Abdelaziz Mouhafidi, frère du disparu Abdelkrim, a déclaré "n’avoir reçu aucune nouvelle jusqu’ici de la mission diplomatique marocaine qui est partie à Amman pour participer aux recherches".


Lundi 31/10/2005 13h55 : Le comité des oulémas appelle à la libération des marocains enlevés
Le comité des oulémas, principale association religieuse sunnite irakienne, a lancé lundi un appel à la libération des deux ressortissants marocains, enlevés depuis le 20 octobre en Irak.
"Nous appelons ceux qui ont enlevé nos frères marocains à les libérer, au nom de l’islam et pour préserver la sainteté du mois de jeûne du Ramadan", a affirmé le comité dans un communiqué.
"Nous demandons également qu’ils soient bien traités comme le recommandent les préceptes de l’islam, et pour rendre hommage au peuple marocain frère qui s’est tenu à nos côtés dans nos épreuves", a-t-il ajouté.
Le comité appelle tous ceux "qui retiennent des personnes en otages de ne pas leur faire du mal et de les libérer à l’occasion du Ramadan".
La branche irakienne d’al-Qaëda a revendiqué l’enlèvement des deux Marocains, dans un communiqué mis en ligne sur un site islamiste et signé d’Abou Maëssara Al-Iraqi, porte-parole du groupe d’Abou Moussab Zarqaoui.
Le Maroc a, pour sa part, indiqué ne pas disposer d’éléments permettant d’identifier les ravisseurs de ses deux ressortissants en Irak.
Une mission composée de trois diplomates, conduite par Mohamed Azeroual, directeur des Affaires arabes et islamiques au ministère marocain des Affaires étrangères, se trouve à Amman en vue de "contribuer aux efforts de recherches en cours des deux employés de l’ambassade".


Samedi 29/10/2005 – 15h59 : Les familles au Maroc " toujours sans nouvelles".
Les familles des deux ressortissants marocains disparus depuis le 20 octobre en Irak ont déclaré samedi à l’AFP être "toujours sans nouvelles" de leurs proches, dont l’enlèvement a été revendiqué mercredi par la branche irakienne d’Al-Qaëda. "J’attends. Je n’ai reçu jusqu’à présent aucune nouvelle de mon frère", a déclaré Moustapha Boualem, frère d’Abderrahim (55 ans), chauffeur à l’ambassade du Maroc à Bagdad, porté disparu en même temps que son compatriote, Abdelkrim Mouhafidi (49 ans), agent d’entretien à la même ambassade. Contacté par l’AFP, Liabouri Mouhafidi, frère d’Abdelkrim a lui aussi affirmé samedi n’avoir reçu "aucune nouvelle", ni de l’ambassade marocaine en Irak ni du ministère marocain des Affaires étrangères à Rabat. "A chaque sonnerie de téléphone, je me demande si c’est pour m’annoncer une bonne ou une mauvaise nouvelle. C’est très angoissant", a-t-il relevé en implorant Dieu que "cette affaire trouve une issue dans la joie et le bonheur, surtout en cette fin du mois de jeûne du Ramadan".
"Nos familles ont reçu de nombreux appels de soutien, nous remercions leurs auteurs", a ajouté Liabouri avant d’adjurer les ravisseurs à la clémence.


17h27 : Pas d’indices sur les ravisseurs (ministre).
Le Maroc ne possède aucun élément permettant d’identifier les ravisseurs de ses deux ressortissants en Irak, a affirmé jeudi le ministre de la Communication Nabil Benabdellah, au lendemain de la revendication par la branche irakienne d’al-Qaëda."Il n’y a pas d’indices sur la partie responsable de la disparition de ses deux citoyens et nous avons donc des réserves sur les hypothèses véhiculées par les médias", a ajouté M. Benabdellah, également porte-parole du gouvernement, cité par l’agence marocaine MAP.

Jeudi 27/10/2005 16h20 : Le Maroc Fait preuve de «  beaucoup de pondération » au sujet de la disparition de deux de ses ressortissants.
Le Maroc fait preuve "de beaucoup de pondération" au sujet de la disparition de deux de ses ressortissants qui travaillent comme agents à l’ambassade du Royaume à Bagdad, a affirmé, jeudi à Rabat, le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, M. Nabil Benabdellah.
"Il n’ y a rien de nouveau à ce sujet", a-t-il indiqué, rappelant qu’une mission diplomatique marocaine se trouve à Amman (Jordanie) pour entreprendre les contacts nécessaires et contribuer aux efforts de recherches en cours des deux employés de l’ambassade du Maroc en Irak.
Le Maroc n’a pas d’indices sur la partie responsable de la disparition de ses deux citoyens et a, donc, des réserves sur les hypothèses véhiculées par les médias, a ajouté M. Benabdellah.


14h34 : le frère d’un des Marocains implore la clémence des ravisseurs.
Le frère d’un des deux employés de l’ambassade du Maroc à Bagdad, disparus depuis le 20 octobre en Irak a imploré mercredi la clémence des ravisseurs, après que la branche irakienne d’Al-Qaëda dirigée par le Jordanien Abou Moussab Al-Zarqaoui eut revendiqué le rapt.
"J’implore la clémence des ravisseurs. Mon frère est musulman et ceux qui l’ont enlevé sont également des musulmans. Ils connaissent la charia et ils savent que notre religion est basée sur la tolérance et la miséricorde", a affirmé à l’AFP Moustafa Boualem, un infirmier qui vit à Rabat.
"Nous sommes confiants car nous avons foi en Dieu. Mon frère n’a jamais fait de politique et il était chauffeur de taxi à Bagdad avant d’être embauché il y a trois ans par l’ambassade", a-t-il ajouté."Il faut que les ravisseurs sachent qu’il est le seul soutien pour sa famille car sa femme est aveugle à la suite d’une tumeur au cerveau mal soignée en raison de l’embargo", imposé durant 13 ans à l’Irak après l’invasion du Koweët en août 1990, a indiqué Moustafa Boualem, ajoutant que son frère était diabétique. Sa soeur, Aicha, qui habite à Al Jadida, 100 km au sud de Casablanca, a également imploré les ravisseurs de laisser la vie sauve à son frère.Le voisin à Rabat d’Abdelkrim Mouhafidi a loué sa droiture. "C’est un homme intègre et apolitique, qui s’était rendu à Bagdad pour gagner sa vie", a affirmé Abdelkrim Chiadri, qui vit dans la médina de la capitale marocaine.

10h27 :  Arrivée à Amman d’une mission diplomatique marocaine.
Une mission composée de trois diplomates marocains  est arrivée mercredi matin à Amman, pour entreprendre les contacts nécessaires  et contribuer aux efforts de recherches en cours des deux employés de  l’ambassade du Maroc en Irak. Cette mission est conduite par M. Mohamed Azerouale, Ambassadeur directeur des Affaires Arabes et Islamiques au ministère des affaires étrangères et de la coopération.

 
09h54 : le Maroc ne peut confirmer la piste Zarqaoui.
Le Maroc ne pouvait confirmer mercredi que ses deux ressortissants employés de l’ambassade du Maroc à Bagdad disparus jeudi dernier en Irak ont bien été enlevés par le groupe Zarqaoui. "Les autorités marocaines attendent toujours des nouvelles de leurs deux ressortissants", a précisé mercredi à l’agence marocaine MAP un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, après la revendication du rapt par la branche irakienne d’al-Qaëda, dirigée par le Jordanien Abou Moussab Al-Zarqaoui. "Vos frères dans la branche militaire de l’Organisation d’al-Qaëda en Mésopotamie ont arrêté deux Marocains, employés de l’ambassade du gouvernement marocain à Bagdad", lit-on dans un communiqué mis en ligne sur un site islamiste et signé d’Abou Maëssara Al-Iraqi, porte-parole du groupe Zarqaoui.

Mercredi 26/10/2005.09h45 : Le groupe Zarqaoui revendique le rapt de 2 employés de l’ambassade du Maroc.
La branche irakienne d’al-Qaïda, dirigée par le Jordanien Abou Moussab Al-Zarqaoui, a revendiqué mercredi sur l’internet le rapt de deux employés de l’ambassade du Maroc en Irak, portés disparus depuis jeudi en Irak. "Vos frères dans la branche militaire de l’Organisation d’al-Qaïda en Mésopotamie ont arrêté deux Marocains, employés de l’ambassade du gouvernement marocain à Bagdad", lit-on dans un communiqué mis en ligne sur un site islamiste et signé d’Abou Maïssara Al-Iraqi, porte-parole du groupe Zarqaoui. Le texte, dont l’authenticité ne peut être établie, ajoute que les deux employés marocains "étaient toujours interrogés", réaffirmant que l’engagement des combattants de la branche irakienne d’al-Qaïda à "poursuivre le jihad (guerre sainte) et la lutte contre les ennemis de Dieu (…) jusqu’à la victoire ou le martyre". Il ne donne aucune précision sur les raisons de leur enlèvement, ni sur l’objet de leur interrogatoire.


Mardi 25/10/2005.15h39 : Pas de nouvelles des deux employés de l’ambassade du Maroc à Bagdad (ministère des AE)

Le Ministère des Affaires Etrangères et de la coopération est toujours sans nouvelles, depuis jeudi après midi, des deux agents locaux, employés, au sein de l’Ambassade du Royaume du Maroc à Bagdad, indique mardi un communiqué de ce département.
MM. Abderrahim Boualem, né le 18 juillet 1950, et Abdelkrim Al Mouhafidi, né  le 15 mai 1956, résident depuis plus d’une vingtaine d’années en Iraq. M.Boualem habite en Iraq depuis 1979 et est marié à une ressortissante iraquienne avec laquelle il a trois enfants. Il a été recruté par l’Ambassade du Royaume à Bagdad comme agent local, en qualité de chauffeur, en 2002.
M. Al Mouhafidi réside en Iraq depuis 1982. Egalement marié à une iraquienne, il est employé par la chancellerie du Maroc depuis 1993 en tant qu’agent d’entretien, précise-t-on de même source.
Par ailleurs, une mission composée de trois diplomates, conduite par M.

Avec MAP et AFP

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