Cinq Maghrébines récompensées pour leurs recherches post-doctorales

Cinq Maghrébines récompensées pour leurs recherches post-doctorales

Avec l’appui de l’Unesco, la Fondation L’Oréal a décidé de couronner partout dans le monde les femmes ayant rayonné par leurs recherches scientifiques. C’est ainsi que le prix «Women for science» a été lancé il y a 16 ans de cela. Dans ce sens, jeudi dernier à Casablanca, L’Oréal Maroc a couronné cinq femmes du Maghreb. Qui sont ces femmes qui contribuent à notre bien-être commun ?

Il y a huit ans de cela, L’Oréal Maroc et l’Unesco ont décidé de créer une dimension régionale du prix «Women for science». Chaque année, cinq femmes scientifiques sont récompensées par une bourse de 10.000 euros chacune. Cette année, deux Marocaines, deux Tunisiennes et une Algérienne se sont largement distinguées par leurs travaux scientifiques post-doctorants.

Il s’agit de Sarra Arbaoui de Tunisie pour son sujet «Phytoremédiation des sols pollués, par le biais d’une plante industrielle», Faten Ghodhbane, Tunisienne également, pour son sujet «Ecologie, Physiologie et Génomique du genre Frankia», Lilia Lazli de l’Algérie dont les recherches portent sur la «Détection de pathologies et aide au diagnostic de la maladie d’Alzheimer», Zineb Qmichou qui a développé un «Kits de diagnostic (Hépatite C /Cancer du sein)» et Hajar Moussanif du Maroc qui, elle aussi, a développé un programme innovant basé sur le «Big Data et Intelligence émotionnelle artificielle à travers les technologies mobiles».

Présente à la cérémonie de remise des prix, Lamia Radi, directrice de la coopération et de l’action culturelle au ministère des affaires étrangères et secrétaire générale de la commission nationale de l’Unesco, a estimé que ce moment «est aussi une preuve que tous les domaines sont ouverts aux femmes. Ce partenariat public-privé est exemplaire. Il accompagne une évolution sociétale dépassant les notions archaïques mettant en constante  comparaison les hommes et les femmes».

Pour elle, il n’y a pas de doute «la science a besoin de femmes au même titre que le Royaume du Maroc qui se réjouit de cette célébration». Quant au président du jury Abdelaziz Benjouad, professeur biologiste et vice-président à la recherche et développement de l’Université Internationale de Rabat, il a affirmé que «la bonne surprise était le fait que ce programme ait été largement accepté chez la communauté scientifique maghrébine».

En effet, plus de soixante candidatures de haut niveau ont été envoyées pour cinq bourses seulement. De quoi s’en réjouir dans une région où la recherche et développement reste le parent pauvre des finances publiques.

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