Clôture de la 15ème édition du Congrès national des droits de l’enfant et des adolescents: Appel à la création d’un code de l’enfant

Clôture de la 15ème édition du Congrès national des droits de l’enfant et des adolescents: Appel à la création d’un code de l’enfant

Parmi les thématiques abordées lors des panels des deux journées du congrès, l’accent a été mis sur la scolarisation des filles. A cet égard la lutte contre la stigmatisation et les stéréotypes contre les jeunes filles dans la famille, dans les programmes scolaires et les médias, ainsi que les pratiques «nuisibles», telles que les mariages précoces

Les enfants handicapés doivent bénéficier de l’enseignement intégré aux différents niveaux, c’est ce qui ressort des recommandations de la Déclaration de Marrakech, à l’issue du congrés qui s’est tenu les 20 et 21 novembre. Sous le thème «Renouveler l’engagement collectif en faveur des droits de l’enfant et des adolescents», le congrès a dévoilé ses recommandations et appelle à la création d’«un code de l’enfant». Ce code a pour objectif l’application de la recommandation du Comité des Nations Unies des droits de l’enfant. Il a également été question d’adopter les textes réglementaires mettant en application la loi n° 19.12 relative à l’emploi des travailleurs domestiques. Au niveau du financement, le congrès recommande d’affecter au niveau local le Fonds de soutien pour la mobilisation des ressources financières nécessaires afin d’atteindre les objectifs de l’agenda de 2030. Pour le congrès le budget alloué aux enfants doit être doté d’un financement permanent et d’un système fiscal adapté aux niveaux national et local. Le congrès appelle également à ce que la société civile continue d’appuyer l’Etat dans la mobilisation de ressources financières pour accroître le budget alloué aux enfants dans les politiques publiques. Il encourage à plus de partenariats entre le secteur public et la société civile.

Lutter contre la stigmatisation des jeunes filles

Parmi les thématiques abordées lors des panels des deux journées du congrès, l’accent a été mis sur la scolarisation des filles. A cet égard la lutte contre la stigmatisation et les stéréotypes contre les jeunes filles dans la famille, dans les programmes scolaires et les médias, ainsi que les pratiques «nuisibles», telles que les mariages précoces.

Il s’agit également de promouvoir l’image de la jeune fille et de son rôle dans la réalisation des objectifs de développement. Afin d’assurer l’égalité des chances à tous dans l’accès aux connaissances, le congrès s’engage à alerter sur les disparités en matière d’éducation. Ce droit doit s’appliquer à tous les niveaux d’éducation et de formation, notamment pour les enfants vivant dans des situations de vulnérabilité. En outre, le congrès encourage à l’innovation et l’excellence afin de développer les compétences des enfants surdoués.

A l’écoute des enfants…

La santé mentale et psychique des enfants et des adolescents n’est pas en reste. Avec la mise en place de centres d’écoute dotés d’un personnel qualifié dans les écoles, les collèges et les universités, les programmes de l’Observateur national des droits de l’enfant (ONDE) franchissent un nouveau pas. En effet, l’intégration de la santé mentale dans le programme national de santé des enfants est un des nouveaux aspects de la mise en avant des droits de l’enfant. De plus, un projet du Centre pour la recherche et le traitement de la toxicomanie dans toutes les régions du Royaume est mis en place. 

Par ailleurs la 15ème édition du congrès a connu la mise en œuvre de plusieurs projets tels que la création d’un Centre national de signalement, d’écoute et de défense des enfants victimes. Au niveau juridique et judiciaire, une charte d’honneur, mettant en œuvre les accords de partenariat conclus entre l’Observatoire national des droits de l’enfant et l’Association des Barreaux du Maroc, a été élaborée. Dans la même lignée, le projet «Villes sans danger» pour les enfants apporte une pierre à l’édifice avec l’exemple du «Programme Tanger-Tétouan, villes sans danger pour les enfants». Le congrès a d’ailleurs connu l’opérationnalité du nouveau mode de placement en familles d’accueil d’enfants abandonnés.

Leïla Ouchagour

Journaliste stagiaire

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