Code de la famille : 864 nouveaux cas de polygamie ont été autorisés en 2007

Code de la famille : 864 nouveaux cas de polygamie ont été autorisés en 2007

C’est à la veille de la Saint-Valentin que le ministre de la Justice, Abdelouahed Radi, a choisi de lever le voile sur le bilan du quatrième anniversaire de la promulgation du Code de la famille. Simple coïncidence ou choix prémédité, en tous cas, la date est significative. Au menu de la fête des amoureux, célébrée chaque 14 févier, deux chiffres révélateurs : une hausse de 9,04% des mariages et une progression de 22,28% du nombre des divorces. 
En effet, ce sont 297.660 actes de mariage qui ont été conclus au Maroc au cours de l’année précédente contre 272.989 en 2006. Soit une augmentation de 9,04% en une année.
Lors d’une journée d’étude organisée par le ministère de la Justice à l’occasion du quatrième anniversaire de la promulgation du Code de la famille, M. Radi a annoncé que 18.751 jugements de validation des mariages ont été rendus l’année dernière par les tribunaux contre 16.832 en 2006, soit une augmentation de 11,4%. Pour ceux qui veulent convoler en justes noces, pour la seconde fois, sachez que la polygamie n’a plus d’attrait comme auparavant.  «Pour ce qui est des actes de mariages polygames, ils n’ont représenté au cours de l’année 2007 que 0,29% du total des mariages contractés», a précisé le ministre de la Justice, dans une déclaration relayée par l’agence de presse MAP. 864 hommes seulement ont épousé une deuxième femme l’année dernière, une baisse qui reflète une tendance à l’abandon de  la polygamie. Côté séparation, le nombre des divorcés n’a cessé de progresser au cours de ces dernières années. Abdelouahed Radi a fait ainsi savoir que le nombre des divorces par consentement mutuel a affiché une hausse de 22,28%. «Ce qui reflète la maturité des époux dans la gestion de la relation matrimoniale par le biais de moyens pacifiques de nature à préserver de bons rapports, surtout après un mariage d’où sont issus des enfants», ajoute-t-il.
La maturité des époux est également remarquée au niveau des conditions pécuniaires.
Ainsi, dans l’appréhension effective des époux quant aux dispositions de gestion des ressources financières acquises lors du mariage, le nombre d’actes conclus à cet effet en 2007 a atteint 900 contre seulement 424 en 2006. Sur la même tendance haussière, il y a les jugements de réconciliation entre les époux après des demandes de divorce formulées aussi bien par l’époux que par l’épouse.
En effet, le nombre de ces demandes a enregistré une forte augmentation en 2007 pour atteindre près du 1/6 de l’ensemble des jugements de dissolution du mariage. «Ce bilan prouve de manière palpable les grands efforts consentis au niveau de la justice de la famille et de la part de l’ensemble des intervenants dans ce domaine», a conclu M. Radi.


Pour améliorer les services judiciaires


Lors de cette rencontre, Abdelouahed Radi, ministre de la Justice, a souligné la nécessité d’améliorer les conditions de travail dans les tribunaux de la justice de la famille. Et ce, dans le but d’accélérer les procédures de moderniser et mettre à niveau le secteur. Ce qui permettrait de rétablir la confiance en la justice. Les travaux de cette journée d’études ont été marqués par la présentation de plusieurs exposés axés, entre autres, sur le «Code de la famille après 4 ans d’application: bilan et perspectives», les «Problématiques pragmatiques à travers l’application des dispositions relatives à la pension alimentaire» et l’«Application judiciaire de l’article 49 du Code de la famille».

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *