Code de la route : L’ambiance se détend entre le gouvernement et les syndicats

Code de la route : L’ambiance se détend entre le gouvernement et les syndicats

Les concertations se poursuivent et le projet du code de la route franchit une nouvelle étape. Lundi 4 juin, c’était au tour des chauffeurs et propriétaires de taxis et leurs représentants de se réunir, dans le cadre du comité national de coordination pour le transport, avec le ministre de tutelle. Après un étalage des résultats des différentes réunions tenues depuis le 5 avril, une série de revendications ont été proposées au ministre et seront soumises par la suite au Premier ministre. Lors de cette réunion tenue à Casablanca, «il a été question essentiellement, explique Ahmed Warrak, représentant des propriétaires et titulaire d’agréments de taxis, des questions relatives aux peines de prison, au retrait de permis et aux amendes exorbitantes». Lors de la réunion, ont, en effet, été examinées les revendications ayant trait, notamment, à la réduction des amendes contenues dans le projet de loi du code de la route et l’annulation de la disposition du retrait du permis de conduire contenue dans le même projet, souligne-t-on.
Selon M. Warrak, la balle est actuellement dans le camp du gouvernement. «Nous attendons des réponses concrètes à nos revendications et doléances», affirme-t-il. Pour le moment, dit-il, « rien de concret » ne leur a été proposé. Et la réaction des propriétaires et chauffeurs de taxis, comme celle des autres professionnels du transport, dépendra, explique-t-il, du degré de satisfaction de leurs revendication. «Si le gouvernement répond à au moins 80% à 90% de nous revendications, nous allons enterrer la hache de guerre», précise M. Warrak. Dans le cas contraire, ce représentant du secteur des taxis n’écarte pas complètement une possibilité de mobilisation, voire une éventuelle grève.
À rappeler qu’au terme des 11 réunions qui ont été tenues depuis le 5 avril, une liste d’amendements a été établie. Quelque 43 articles et un chapitre, le chapitre IV, ont été revus et amendés.
Sur un autre volet, les commissions de mise à niveau de la profession poursuivent leurs travaux. Ainsi, au terme des concertations au sein de ces commissions, il a été proposé, outre la mise en place d’un cadre juridique régissant les rapports entre le titulaire de l’agrément et l’utilisateur, la  restructuration du secteur afin de permettre à ses acteurs d’être représentés dans les Chambres professionnelles et bénéficier des différents avantages sociaux. Concrètement, il a été proposé, en ce sens, la mise en place d’un nouveau produit spécifique  pour les professionnels dans le domaine de la santé et l’exonération du chauffeur de taxi de la cotisation à la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS). La série de propositions de ces commissions comprend également la création d’un nouveau fonds de financement pour le logement et la  simplification des procédures relatives à l’acquisition du crédit au logement. Pour sa part, le Comité national de coordination pour le transport a proposé l’exonération des taxes douanières pour les véhicules de taxi et l’obligation de faire bénéficier le chauffeur d’une l’assurance, à l’instar des passagers.

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