Colonies de vacances : il y en a vraiment pour tous

Colonies de vacances : il y en a vraiment pour tous

Mansouri, 12 ans, nageait dans le bonheur. Il n’aurait peut-être jamais imaginé qu’il puisse se trouver, un jour, loin de son quartier natal Sidi Maârouf Aoulad Haddou, et tout près de la mer. Mais ce 12 juillet 2006, à 13 heures, sur la côte de Tamaris, il a pu avoir droit à sa première baignade.
A son premier bain de sable. Comme lui, ce sont plusieurs dizaines d’enfants issus de quartiers éloignés de la région du Grand-Casablanca qui ont fait, ce jour-là, le déplacement à Tamaris, à bord de navettes affrétées par des communes locales, en vertu d’un accord avec le secrétariat d’Etat chargé de la Jeunesse portant sur la création des «colonies de proximité». Une manifestation novatrice et très attractive à ajouter à l’actif du département du ministre Mohamed El Gahs, destinée à répondre à la forte demande formulée par les parents pour faire bénéficier leurs enfants du programme «Vacances pour tous».
Organisées au sein des Maisons de jeunes, ces colonies, d’une durée de 10 jours, offrent aux bénéficiaires l’opportunité de rester proches de leurs familles et d’avoir en même temps droit à des excursions.
La population ciblée est composée principalement d’enfants issus de milieux pauvres, ce qui explique cette adhésion massive et enthousiaste à cette nouvelle rubrique qui se veut complémentaire du programme «Vacances pour tous». «Nous sommes débordés par la forte demande exprimée, au point que nous sommes, parfois, très embarrassés de ne pouvoir répondre à toutes les sollicitations», regrette Mohamed Al Hayat, responsable de la Maison de jeunes de Sidi Maârouf Aoulad Haddou. «Maintenant, les vacances pour nos enfants, ce n’est plus un privilège, c’est un droit», se félicite un parent, qui a tenu à rejoindre son fils sur la côte de Tamaris pour apprécier, sur place, le programme étalé sur toute une journée.
Arrivés au petit matin dans le centre d’estivage de Tamaris, et après la levée du drapeau au son de l’hymne national, les enfants passent à la table pour prendre un petit-déjeuner très bien garni. Passé ce moment, les enfants se déplacent à pied sur la côte Tamaris II pour grossir le nombre des plagistes.
Au «menu», en plus de l’incontournable baignade sous le regard averti des moniteurs, suivie d’un bain de sable sous les rayons flatteurs du soleil, cap sur l’animation et au divertissement. Ici, on se raconte des anecdotes ; là, on interprète des chansons ; ailleurs, on joue au ballon… Vaste programme… Le lendemain, au lever du jour, les enfants sont appelés à se rendre à la Maison de jeunes de leur quartier. Le matin, ils se voient proposer des jeux d’échecs, des exercices de théâtre, de danse, de peinture, entre autres activités artistiques et culturelles. Dans l’après-midi, place aux compétitions. Les petites graines de talents sont mises à l’épreuve, à la faveur du plus méritant. Cet exercice, qui joint l’utile à l’agréable, est couronné d’une belle soirée d’animation.
Avec les «colonies de proximité», le secrétariat d’Etat chargé de la Jeunesse aura réalisé cette année un chiffre qui va au-delà de toute espérance : plus de 200.000 bénéficiaires. Le principe de démocratisation des vacances est maintenant une réalité. En plus de cet aspect «numérique», les Maisons de jeunes, dorénavant vacantes pendant l’été, sont désormais dotées d’un programme d’animation. A la faveur des enfants défavorisés qui n’ont à payer que 10 DH en guise de cotisation auprès des assureurs pour se permettre des vacances très utiles. Avec ce nouveau programme, le concept de «proximité» a repris ses véritables lettres de noblesse.

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