Combattre l’abstentionnisme

Combattre l’abstentionnisme

ALM : Comment se présentent les élections ?
Abdelouahed Souheil : La campagne demeure doucement, et les choses commencent à se mettre en place. En ce qui nous concerne, le travail essentiel commence à être fait. Nous avons une vingtaine de locaux sur l’ensemble du territoire de notre arrondissement. Bien entendu, nous insistons sur le contact direct avec les citoyens et je suis très content de voir beaucoup de jeunes se mobiliser autour du parti.
Est-ce que la campagne est terne?
Non, elle n’est pas terne. C’est une campagne de proximité. Certes, il n’y a pas de débat de fond, mais cela ne veut nullement dire qu’il y a un désintérêt de la population. Les gens savent ce que c’est que la ville, et ce qu’est la commune. Bien entendu, il y a deux types de réactions à cet effet. Il y a ceux qui sont échaudés, et déçus par de longues années de mauvaise gestion et les promesses non tenues. Leurs réactions se comprennent au vu du poids du passé et de ces élus de mauvaise qualité. Mais, en même temps, les gens cherchent les candidats qui aspirent à une meilleure gestion de leurs affaires locales. Pour ma part, je ne peux qu’exprimer ma fierté quant à l’accueil qui m’est réservé par la population de Hay Hassani.
Le nouveau mode de scrutin est-il clair pour les électeurs ?
Il faut expliquer deux choses aux citoyens : d’abord, qu’il y a un scrutin de liste à la proportionnelle, ensuite qu’il s’agit de l’unité de la ville, et de pouvoirs étendus pour les élus ; et ce contrairement à l’ancien régime électoral uninominal limité au niveau de chaque circonscription. Le second point à expliquer porte sur les modalités du vote en faveur d’une liste et non pour des individus.
Quels sont les points clés de votre programme ?
Pour Casablanca, il y a lieu de dire de prime à bord, qu’il est impératif de situer cette ville dans son environnement global et sa région qui est la Chaouia, d’inscrire cette démarche de développement dans une perspective d’une durée de vingt à vingt-cinq ans, notamment en délimitant son espace par une zone verte. Le second point à faire prévaloir porte sur la nécessité d’un investissement structurant, accordant une importance particulière aux courroies de liaisons entre les artères de la ville, notamment à travers les voies et moyens de transport, lesquels sont à même de faciliter la mobilité des citoyens et leur déplacement. Sur ce, il est impératif pour la ville d’être dotée d’un plan d’ensemble, avec tout ce que cela comporte en termes de construction de voies et de ponts, etc… Ce plan doit, en outre, accorder une attention particulière à l’aménagement de la corniche, laquelle constitue une chance de la ville pour son développement. Le troisième point à développer dans ce sens, concerne le logement dans le sens de l’urbanisation et comme cadre de vie et partie prenante de l’aspect culturel de la ville. Il faut donc s’occuper des quartiers pauvres et développer à la fois la dimension culturelle de Casablanca.
L’élaboration des listes de candidats a-t-elle posé des problèmes pour le parti à Casablanca ?
Franchement, non. Nous n’avons pas de problèmes de ce genre.
Quelle est alors la principale difficulté que vous rencontrez lors de ces élections ?
La première difficulté consiste, en fait, à convaincre les gens à participer aux élections. Malgré tous les efforts déployés, les moments de discussions et de contacts avec les gens demeurent insuffisants. J’ai peur de voir les gens s’abstenir de cette échéance, car ils sont traumatisés par tant d’années de mauvaise locale. Notre ennemi principal, c’est donc l’abstention.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *