Combattre le trachome cécitant

Combattre le trachome cécitant

Le ministère de la Santé et son partenaire «International Trachoma Initiative» (ITI) organisent du 30 septembre au 5 octobre une visite dans trois provinces du Sud, cibles du Programme national de lutte contre la cécité (PNLC), Ouarzazate, Tata et Zagora. Lors de ce voyage, les représentants des médias accompagneront les responsables directement concernés du ministère de la Santé et de l’ITI, ainsi que leurs partenaires nationaux et internationaux qui collaborent de très près au PNLC, le ministère de l’Education nationale, l’ONEP, la Fondation Hassan II d’ophtalmologie, l’ONG «Helen Keller International», l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce déplacement sur le terrain se focalise sur le bilan du programme d’élimination du trachome cécitant, les moyens d’application de la stratégie CH.A.N.CE (chirurgie du trichais, intervention chimiothérapique, nettoyage du visage, changement de l’environnement) et les principales étapes prévues d’ici fin de l’année 2005, où les responsables visent l’éradication du trachome cécitant. Dans les provinces du Sud, visées par le programme en question, selon les statistiques de l’année 1993, le nombre des personnes porteuses d’au moins un signe du trachome avoisinaient 390.000. Sur ce total, environ 265.000 cas souffrent du trachome actif, véritable poudrière pour la contamination. Sur l’ensemble de la population répartie dans les cinq sites, 0,8 % étaient aveugles des suites d’un trachome. Depuis la mise en place du processus d’élimination du trachome cécitant, l’évaluation fait partie intégrante des activités de la stratégie «CH.A.N.CE». Les différentes évaluations menées par le Programme national de lutte contre la cécité ont montré la pertinence de la stratégie mise en place et les améliorations notables du profil épidémiologique du trachome au niveau des provinces cible du programme. La stratégie du ministère de la Santé fonde son applicabilité sur la stratégie mondiale de lutte contre le trachome. Elle repose sur l’estimation épidémiologique du problème et la planification des ressources et la mise en place de la stratégie (CH.A.N.CE). Le trachome est une maladie des yeux due à une bactérie de très petite taille qui, comme les virus, ne se développe qu’aux dépens de cellules-hôtes vivantes, Chlamydia trachomatis. C’est une conjonctivite qui peut aboutir à la cécité. C’est une maladie de transmission directe par les mains sales. Elle peut aussi être indirectement transmise par les mouches si souvent agglutinées sur les yeux des enfants, sous les tropiques. La contamination se fait très tôt, dès la première enfance. La répartition géographique de la maladie correspond à celle de la misère, de la promiscuité et de l’absence d’hygiène. Pendant la première moitié du vingtième siècle, l’endémie est maximale en Afrique méditerranéenne (Maghreb, Egypte, Ethiopie), en Inde et au Brésil. Importée en Afrique noire par les caravanes trans-sahariennes, elle progresse ensuite le long des axes routiers et fluviaux. Dans certains villages de la région sahélienne, 2 à 6 villageois sur 10 en sont atteints. La maladie est rare à Madagascar. Selon l’OMS, la prévalence globale du trachome dans le monde en 1992 était de 2,9 % soit 153.900.000 personnes. La prévalence du trachome actif, inflammatoire et contagieux est de 105.000.000 enfants et 41.000.000 adultes.

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