Combattre les obstacles au développement durable

«Il est presque dérisoire de parler de développement durable quand les plus pauvres et les plus vulnérables restent menacés de perdre leurs moyens d’existence et leur vie même à cause des catastrophes», a affirmé jeudi la Fédération internationale des sociétés de la croix-rouge et du Croissant-Rouge.
Dans son intervention devant le somment mondial sur le développement durable à Johannesburg, le président de la fédération internationale de la Croix-Rouge et du croissant-rouge, Juan Manuel Suarez Del Toro a souligné que depuis le Sommet de la Terre, tenu voici dix ans à Rio, deux milliards d’individus ont été affectés par des catastrophes. «Si nous voulons que le débat sur le développement ait véritablement un sens, nous devons impérativement y inclure la réduction des risques et la prévention des catastrophes», a estimé le responsable.
Selon M. Del Toro, deux aspects requièrent une attention prioritaire : la relation entre les catastrophes et le développement et la relation entre la pandémie du vih/sida et le développement. Rappelant que près de 40 millions de personnes sont affectés par le vih et que leur nombre augmente de jour en jour, M. Del Toro a affirmé que la pandémie du sida constitue le plus gros obstacle actuel au développement. «Les opérations de secours peuvent atténuer les souffrances engendrées par les catastrophes, mais, si elles ne sont pas soigneusement planifiées, elles ne contribuent pas nécessairement à réduire les risques, à faire reculer la misère, à protéger l’environnement, à limiter les mouvements de populations ni à améliorer l’utilisation des sols », a-t-il observé.
Dans ce contexte, il a appelé les gouvernements à répondre aux besoins des plus vulnérables en augmentant les ressources consacrées à la santé, à l’approvisionnement en eau et à l’assainissement, à la préparation aux catastrophes et à la réduction des risques. «Pour relever les défis qui entravent le développement durable, il convient d’élaborer des stratégies axées sur la participation des communautés locales, de la société civile et de partenaires comme la croix-rouge et le croissant-rouge», a conclu le président de la fédération internationale.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *