Condamnation et indignation dans le monde après les attentats de Londres

Revendiqué par le groupe Al-Qaida sur un site Internet, ces attentats ont "profondément choqué" les Britanniques, a déclaré la reine Elizabeth II, qui "au nom de la nation tout entière" a exprimé sa "compassion" pour les victimes.
"Les événements épouvantables à Londres ce matin nous ont tous profondément choqués. Je sais que je parle pour la nation tout entière lorsque j’exprime ma compassion pour les personnes affectées et les parents des personnes tuées et blessées", a déclaré la Reine dans un communiqué.
Le pape Benoît XVI a, de son côté, exprimé son "partage de la douleur des victimes", qualifiant d’"actes barbares" ces attentats. "Le Pape a appris avec douleur la nouvelle des actes terroristes", indique un télégramme adressé à l’archevêque de Londres, le cardinal Murphy O’Connor, signé au nom du Souverain  pontife, par le secrétaire d’Etat du Vatican, le cardinal Angelo Sodano.
"Déplorant ces actes barbares contre l’humanité, il (Benoît XVI) vous prie d’exprimer aux familles des victimes qu’il partage leur douleur. Il demande au Seigneur de leur apporter le réconfort que lui seul peut donner en de telles circonstances", ajoute le télégramme.
De son côté, le président américain George W. Bush a affirmé que la guerre contre le terrorisme continuait et que le contraste entre le G8 et les attentats de Londres était "très clair".
"La guerre contre le terrorisme continue", a déclaré M. Bush dans une brève déclaration en marge du sommet du G8 qui se tient à Gleneagles (Ecosse). "Le contraste entre ce que nous voyons sur les écrans de télévision et ce qui se passe ici ne peut être pour moi plus clair", a-t-il dit.
Côté européen, le haut représentant pour la politique étrangère de l’Union européenne, Javier Solana, a exprimé sa "sympathie et sa solidarité avec les Londoniens et le gouvernement britannique".
"Les peuples à travers l’Europe et le monde vont se rassembler pour condamner cette attaque odieuse contre des civils innocents", a-t-il ajouté dans un communiqué diffusé à Bruxelles.
Le président français Jacques Chirac a, quant à lui, déclaré qu’il fallait combattre le terrorisme avec "une fermeté sans cesse accrue et toujours plus solidaire". "Ces actes sont inqualifiables, ce mépris à l’égard de la vie humaine est quelque chose que nous devons combattre avec une fermeté sans cesse  accrue et toujours plus solidaire entre les grandes nations du monde contre celles et ceux qui les commettent", a déclaré M. Chirac dans une déclaration télévisée depuis l’hôtel où se tient le sommet du G8 à Gleneagles.
Pour sa part, le gouvernement espagnol a "condamné énergiquement les sauvages attentats qui se sont produits à Londres et exprimé sa solidarité avec  la population londonienne, le gouvernement, les autorités et le peuple britannique", a annoncé à Madrid la présidence de l’exécutif dans un communiqué.
"L’Espagne qui a souffert pendant des années du fléau du terrorisme national et international, offre son aide inconditionnelle au Royaume-Uni pour poursuivre les criminels qui ont perpétré un attentat honteux contre une ville qui célébrait son choix pour accueillir les Jeux Olympiques de 2012", poursuit le communiqué.
Le président portugais Jorge Sampaio, en visite au Chili, s’est déclaré "profondément choqué par l’attentat méprisable" de Londres.
"Ce qui s’est passé est la tragique confirmation que le terrorisme frappe encore au c ur de l’Europe", s’est inquiété à Rome le commissaire européen à la  Justice et la Sécurité, Franco Frattini qui a appelé "à activer immédiatement la coordination entre les services de renseignement et de police et offrir à l’Angleterre toute l’aide dont elle a besoin".
En Irak, le président Jalal Talabani a affirmé que ces attentats prouvaient que le terrorisme était "un fléau international".
"Le terrorisme est un fléau international et ce qui s’est passé à Londres et en Irak peut se produire dans n’importe quel pays", a-t-il déclaré à Najaf (centre), en marge d’une rencontre avec le dignitaire chiite, l’ayatollah Ali Sistani.
Le président chilien Ricardo Lagos a condamné ces attentats, exprimant "la solidarité et le soutien" du Chili à la Grande Bretagne "en ces moments difficiles pour le peuple britannique".
"Tous les Chiliens condamnent ce qui s’est passé dans la matinée de jeudi à Londres", a déclaré M. Lagos, qui a qualifié l’attentat de la capitale britannique de "retour à la barbarie", a-t-on indiqué de source officielle à Santiago.
Le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge, a fait part de sa "sympathie et de soutien" dans un message adressé au Premier ministre britannique Tony Blair et au maire de Londres, Ken Livingstone. "Nous sommes tous, en cet instant, Londoniens", a déclaré, quant à lui, Bertrand Delanoë, maire de Paris, qui était en lice aux côtés de Londres pour l’organisation de JO-2012.
La capitale britannique a été secouée jeudi matin par plusieurs attentats terroristes ayant ciblé le système londonien de transport en commun. Ces attentats ont provoqué une grande perturbation à Londres et ont déclenché le renforcement des mesures de sécurité au niveau de plusieurs pays de par le monde.
Les explosions qui ont frappé la ville de Londres ont fait au mois 33 morts,  45 blessés graves et 300 blessés légers, a indiqué le chef de la police métropolitaine.
La chaîne "Sky News", qui a fait état d’un bilan de 45 morts, a rapporté qu’un groupe lié au réseau Al-Qaeda a revendiqué la responsabilité des attentats.
"L’organisation secrète d’Al-Qaeda en Europe", groupe inconnu jusque-là, aurait indiqué qu’il a mené ces attaques en représailles contre les massacres commis par l’armée britannique en Irak et en Afghanistan, selon la chaîne.

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