Condoléances de SM le Roi aux familles Meziane et Benjelloun

Condoléances de SM le Roi aux familles Meziane et Benjelloun

À l’occasion du décès de l’artiste Meriem Meziane Benjelloun, le Souverain a adressé un message de condoléances aux familles de la défunte. Dans son message, SM le Roi a affirmé avoir appris avec grande affliction la nouvelle du décès de la regrettée.
«Nous avons appris avec profonde tristesse et une grande affliction, la triste nouvelle du décès de la bénie de Dieu, l’artiste peintre Meriem Meziane, que Dieu l’accueille en Sa sainte garde, en compagnie de Ses serviteurs vertueux ceints de miséricorde et de pardon», précise le message royal.
Feue Meriem Meziane est décédée à l’âge de 69 ans. Elle a été inhumée, mardi 31 mars, au cimetière Chouhada à Casablanca. En ces douloureuses circonstances, le Souverain a exprimé aux respectueuses familles Meziane et Benjelloun, et à l’ensemble de leurs proches et à la famille de l’art plastique national, ses vives condoléances et sa sincère compassion suite à la perte de l’une des pionnières de cet art au Maroc, ayant enrichi la scène artistique nationale de magnifiques tableaux, portant les empreintes d’un talent créatif et de valeurs esthétiques distinguées. «En partageant votre peine en cette douloureuse circonstance, inévitable de par la volonté divine, nous implorons le Très-Haut de vous accorder réconfort et patience, de recevoir votre chère défunte en Sa grande miséricorde, de répandre sur elle sa miséricorde et sa bénédiction, de l’accueillir dans Son vaste paradis et de la rétribuer amplement pour ses bonnes œuvres, accomplies au nom de Dieu», a précisé la message royal.
Feue Meriem Meziane fut l’une des premières femmes musulmanes et arabes à avoir exposé ses peintures en public. Son exposition en 1952 à Casablanca, inaugurée par Feu Hassan II, Prince héritier à l’époque, a fait sensation. Après cet événement, Meriem Meziane est entrée à l’Ecole des beaux-arts San Fernando à Madrid où elle a obtenu le diplôme de professeur de peinture et de dessin, devenant ainsi l’un des premiers artistes marocains à recevoir une formation dans une école d’art. «Issue d’une famille de notables profondément sensible à l’art, son exemple, cité du haut de la pyramide sociale, a sans doute contribué à changer les habitudes et à réduire au silence le sentiment de méfiance vis-à-vis de la peinture», explique le critique d’art Aziz Daki. Mais, pour l’universitaire espagnol et historien de l’art José Rogelio Buendia, Meriem Meziane ne fut pas seulement une figure de la peinture au Maroc voire en Afrique, mais aussi une femme intelligente, sensible et cultivée qui a su célébrer dans ses toiles et toute sa vie durant, la beauté des paysages et le charme des habitants de son cher pays. Ainsi, vu l’importance de son œuvre, un musée dédié à feue Meriem Meziane verra bientôt le jour.
«Ce projet constituait pour la défunte un rêve dont elle parlait depuis qu’on a fait connaissance, il y a trente ans. Elle a veillé personnellement à sa réalisation et l’on regrette qu’elle n’ait pas pu rester jusqu’à sa réalisation», a indiqué à ALM Rachid Chraïbi, directeur de la galerie Marsam qui s’occupait de la commercialisation de ses toiles jusqu’en 2007, date de l’arrêt de toute vente de ses œuvres et de la construction du musée.
Selon lui, les travaux d’ensemble de cet édifice de 5.000m2, situé à Rabat avenue Balafrej, seront bientôt terminés.

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