Conférence-débat à Rabat sur la réforme administrative

Nulle réforme ne peut se faire sans l’implication du citoyen. C’est ce que se sont accordés à dire les différents participants à la conférence-débat organisée jeudi à Rabat, par l’Institut des hautes études de management (HEM). Ayant comme thème de discussions «L’administration publique dans le monde, modèles de réforme», les conférenciers ont insisté sur le rôle du gouvernement dans la ;promotion du leadership du citoyen, un élément clef de la réforme.
Les expériences allemande et anglaise en la matière en servi d’exemple. L’Allemagne a mis en place après 1990, une réforme radicale de son système administratif consistant notamment en la séparation du politique de l’administratif, la décentralisation des responsabilités et des ressources, la promotion du contrôle, la concentration sur l’output à la place de l’input et l’implication du citoyen dans le pouvoir décisionnel, a fait savoir M. Franz Thedieck, directeur de Master of european public administration à l’université de Kehl (Allemagne).
Pour sa part, M. William Desmond Mc cCourt, enseignant à l’Institut de développement de la politique du management à l’université de Manchester (G.B), a exposé l’expérience de son pays en matière de réforme administrative sous les gouvernements conservateurs (1979-1997) et travailliste depuis 1997. Pour lui, le succès de n’importe quelle réforme d’orientation structurelle dépend finalement des gens qui l’appliquent, a-t-il dit, précisant qu’il faut investir dans le domaine de la formation professionnelle des employés du service public. M. Brahim Ziani, directeur des études à l’Institut supérieur d’administration (ISA), également ex-coordinateur du programme national de modernisation de l’administration, a qualifié « de figée » l’action de la réforme entreprise avant la décennie 90.
La réforme qui suivi a porté sur le recentrage de la réforme et l’adaptation de l’administration aux exigences de son contexte interne, mais aussi international, a-t-il ajouté. Elle a porté également sur le pacte de bonne gestion (PBG) et la moralisation de la vie politique, la rationalisation de la gestion des ressources humaines et la maîtrise de la masse salariale, la déconcentration et la simplification des procédures d’investissement et l’amélioration des rapports de l’administration avec les usagers, a-t-il dit.

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