Congrès de grande envergure au Maroc

Depuis l’initiative de sa première édition, en 1996 à Québec, ce congrès, qui se tient tous les trois ans, a transité par Dakar en 1999, et à Toulouse en 2002. Sa dernière édition qui s’est déroulée sous le thème «Citoyennes sans frontières», du 5 au 10 courant, a réuni dans la capitale du Canada plus de 300 participantes en provenance de plus d’une vingtaine de pays dont le Maroc qui a été représenté par quatre universitaires, militantes des droits de la personne.
Ce 4ème congrès a fait le bilan des avancées dans la réalisation de l’égalité  des sexes, des obstacles qui persistent et des moyens à mettre en oeuvre pour  les aplanir, selon ses initiatrices. Les travaux en ateliers et en séances plénières ont été axés sur quatre sous thèmes, à savoir «Femmes et famille entre science et droit», «Rapports de sexe, identité et francophonie», «Justice, ONG et gouvernance», et «Les femmes dans la cité et dans la ville». Les interventions des universitaires marocaines ont permis à leur auditoire de se faire une idée sur les pas franchis au Royaume pour que la Marocaine ne reste plus confinée dans un statut d’infériorité. Leila Rhiwi a axé sa communication sur les luttes des femmes au Maroc et la réforme du code de la famille, alors que Zahra Tamouh a pris le cas du Maroc pour évoquer le « droit de la famille et la démocratisation des sociétés musulmanes ». « Pour une lecture féministe des mécanismes juridiques de l’égalité : l’approche genre, un nouvel éclairage » était l’intitulé de l’exposé de Malika Benradi, et « Genre et prise de décision au Maroc » était celui de Nazha Lamrani.
A noter que face au Royaume, trois autres pays, la Belgique, la Suisse et  l’Egypte, se proposaient pour abriter la prochaine édition de cette  manifestation. Les participantes au congrès d’Ottawa, et à leur tête le Réseau des femmes africaines et celui des originaires des pays d’Afrique vivant en Amérique du Nord et en Europe, ont opté majoritairement pour que le 5ème Congrès international des recherches féministes dans la francophonie plurielle  se tienne au Maroc, un pays dont on a souligné l’ouverture et la tolérance,  tout comme les récentes avancées sur la voie de la démocratisation et du  respect des droits fondamentaux de tous ses citoyens.

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