Consoles et jeux vidéo, cet océan virtuel qui s’impose de plus en plus

Consoles et jeux vidéo, cet océan virtuel  qui s’impose de plus en plus

Actuellement, les enfants rentrent dans le monde virtuel à un âge précoce, ils ont une longueur d’avance et savent utiliser une tablette, un téléphone portable ou un ordinateur dès l’âge de 2 ans ou même moins. Ce qui les rend capables de manier une manette très tôt aussi. L’industrie des jeux vidéo a intégré ce changement de donne dans la production de jeux il y a bien longtemps.

Limité il y a tout juste quelques années à une population restreinte, le monde des jeux vidéo s’est largement démocratisé aujourd’hui. Il fascine, attise la curiosité et attire les «gamers» de tout âge. Plus la technologie évolue, que ce soit en termes de graphisme, de diversité des jeux ou de complication aussi, ce monde commence à se frayer une place importante. Il est fait de tout : jeunes, âgés ou même enfants, tous sexes confondus s’y intéressent. D’ailleurs, actuellement, les enfants rentrent dans le monde virtuel à un âge précoce, ils ont une longueur d’avance et savent utiliser une tablette, un téléphone portable ou un ordinateur dès l’âge de 2 ans ou même moins. Ce qui les rend capables de manier une manette très tôt aussi. L’industrie des jeux vidéo a intégré ce changement de donne dans la production de jeux il y a bien longtemps. «Maintenant, les consoles de jeux peuvent être maniées à partir de l’âge de 3 ans. Il faut juste choisir des jeux adaptés à cet âge», assure un vendeur auprès de Virgin à Rabat, chaîne mondiale de distribution de produits culturels. En tout cas, devant la multitude de choix proposés, le rayon jeux ne désemplit pas, entre ceux qui cherchent les dernières nouveautés et les initiés, qui viennent pour découvrir. Le même constat est relevé au niveau de Virgin à Casablanca ou à la FNAC. «Généralement, les néophytes accèdent à ce monde en optant pour les consoles de 7e ou 8e génération, comme la PS2, PS3, ou la XBOX 360, histoire de découvrir et de se familiariser un peu avec ces jeux, avant de passer à la 9ème génération». En revanche, les vrais accros viennent directement se procurer les consoles de 9e génération (PS4 ou XBOX One) et les CD de jeux qui y sont relatifs.

Si ce rayon attire nettement plus que celui des livres, cela n’implique pas un achat automatiquement. Car, les joueurs, toutes catégories confondues, viennent voir, découvrir, s’informer sur les prix essentiellement, pour pouvoir comparer avec les autres surfaces, ou encore avec le marché de l’informel. Ce dernier occupe une place prépondérante dans cet univers vu les prix intéressants qu’il propose, les possibilités d’échange-reprise et même d’achat d’occasion…

Les jeux vidéo de la 9e génération ne peuvent être piratés, contrairement à ceux de la 7e et 8e génération

En effet, si une console PS4 à deux manettes coûte 4.590 DH chez Virgin, on peut la trouver moins cher, d’une moyenne de 500 DH, dans les circuits de distribution informels (Derb Ghallef à Casa ou Lgza à Rabat). Le même constat est relevé pour la XBOX One qui va chercher dans les 4.800 DH. Sauf que, contrairement à ces vendeurs informels, les consoles proposées dans les magasins formels sont vendues avec une garantie de 2 années. «La seule garantie que nous offrons réside dans la relation que nous entretenons avec l’acheteur», souligne, pour sa part, l’un des vendeurs informels à Rabat. D’autant que ces derniers proposent aussi des consoles d’occasion pour ceux qui veulent se débarrasser de leur ancienne console pour se procurer une nouvelle. Le prix à l’occasion d’une PS4 par exemple va vers les 2.300 DH et d’une XBOX one dans les 2.800 DH.

Hormis ce secteur, le canal de vente en ligne commence à prendre place sur le marché. En effet, les sites de vente en ligne proposent également ces consoles dans leurs boutiques virtuelles, qu’elles soient neuves ou utilisées. Ils vont même jusqu’à jouer sur des promotions en offrant gratuitement des jeux, à l’achat d’une console par exemple. Il faut savoir que la PS4 n’a pas été «jailbreakée». Du coup, les jeux vidéo de la 9e génération ne peuvent être piratés, contrairement à ceux de la 7e et 8e génération. Leur prix donc reste le même tant au niveau du circuit de vente formel ou informel et varie entre  300 et 900 DH. Sauf que l’informel offre une possibilité d’échange. Autrement dit, un joueur peut se procurer un nouveau jeu vidéo, en échange de son ancien, moyennant 30 à 50 DH. Cependant, les jeux de la génération précédente peuvent encore être gravés, téléchargés et installés sur les consoles à un prix variant entre 10 et 50 DH. Par contre, ceux de cette génération sont échangés entre 100 et 200 DH. En tout cas, si le circuit informel prospère à ce niveau, c’est en raison de l’absence de taxation et du mode d’approvisionnement des vendeurs, souvent illégal, puisqu’ils acquièrent cette marchandise en masse de Sebta généralement, à l’occasion de promotions appliquées lors des fêtes de fin d’années ou autres occasions.

Un loisir qui nécessite une surveillance

Cette vague de jeux vidéo en séduit plus d’un certes, qui y trouvent une échappatoire pour évacuer le stress de la journée ou un moyen pour faire monter l’adrénaline. Il est vrai qu’en l’absence de lieux d’attraction, d’espaces verts ou d’autres endroits pour occuper son temps libre, beaucoup se rabattent sur ce type de divertissement. Quid de la sécurité et de l’impact psychologique de ces jeux sur les «gamers»? Si les jeunes d’un certain âge peuvent soi-disant s’auto-contrôler et faire ainsi le distinguo entre le virtuel et la réalité, les enfants de bas âge risquent fort d’être influencés. En effet, en plus du risque d’addiction, les enfants peuvent développer des signes de troubles de comportement, de violence et d’isolement. Ils peuvent également manifester des difficultés d’autonomisation et de sociabilité. D’où le rôle des parents en matière de contrôle et d’éducation de leurs enfants.

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