Consolider l’axe Rabat-Téhéran

Au cours de cette visite de deux jours, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, qui est accompagné d’une importante délégation, doit examiner avec les responsables iraniens, outre les relations bilatérales, plusieurs questions d’ordre régional et international d’intérêt commun.
Les relations maroco-iraniennes ont connu, au cours de ces dernières années, un important développement couronné par la visite officielle du Premier ministre Abderrahmane Youssoufi, en Iran l’année écoulée à la tête d’une importante délégation. Une visite sanctionnée par la signature de plusieurs accords de coopération bilatérale. Rabat et Téhéran ont convenu de renforcer leurs relations à travers l’augmentation du volume des échanges commerciaux et le renforcement de la coopération entre le secteur privé des deux pays, vu l’importance des potentialités qui restent encore non exploitées.
Le ministre était arrivé à Téhéran, en provenance de Manama, après une visite de travail de deux jours à l’invitation de son homologue bahreïni, Cheikh Mohamed Ben Moubarak Al-Khalifa. Dans la capitale bahreïnie M. Benaïssa avait été reçu par le chef du gouvernement, Cheikh Khalifa Bensalmane Al-Khalifa et par le vice-émir de Bahreïn, Cheikh Salmane Ben Hamad Al Khalifa. Les entretiens ont porté sur l’examen des relations bilatérales et des moyens de les consolider davantage. De même qu’ont été abordés les derniers développements survenus sur les scènes régionale et internationale, notamment la situation dans les territoires palestiniens occupés et les questions d’intérêt commun.
D’autre part, M. Benaïssa et son homologue du Bahreïn avaient procédé à la signature samedi d’un protocole de coopération entre les ministères des deux pays. les deux ministres ont également signé le procès verbal de la réunion lors de laquelle les deux parties ont examiné les questions régionales et internationales d’intérêt commun. Dans une interview publiée samedi par le quotidien bahreïni « Al Ayyam », M. Benaïssa avait évoqué les relations maroco-algériennes en soulignant que la nature des relations bilatérales et les séquelles du passé colonial entravaient la réactivation de l’union du Maghreb Arabe (UMA). Le Maroc n’a jamais cessé d’oeuvrer pour la dynamisation des structures et des institutions de l’union, a-t-il ajouté, regrettant que certaines circonstances ne permettent pas la réalisation d’un tel objectif.
Avant cela, le ministre avait déclaré au quotidien cairote « Al Ahram » que la crise que traversent les relations maroco-espagnoles est due à des développements que le gouvernement espagnol n’a pas bien assimilés. Et d’ajouter que le gouvernement marocain n’a eu de cesse d’attirer l’attention de Madrid sur les conséquences et répercussions de ces développements.
Il a souligné que le rappel de l’ambassadeur du Royaume à Madrid pour consultation est intervenu pour exprimer la non-satisfaction du gouvernement marocain des « positions et pratiques de l’Espagne ».
Concernant la question du Sahara marocain, M. Benaïssa a relevé que le Royaume a déployé des efforts tous azimuts pour trouver une solution pacifique à ce dossier, rappelant que le Maroc a accepté l’initiative de James Baker, l’envoyé personnel du secrétaire général pour le Sahara, sur un accord-cadre qui constituera une solution politique à cette question. Il s’est, par ailleurs, félicité de l’excellente des relations entre Rabat et Le Caire, les qualifiant d’exemplaires.

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