Coopératives forestières : 221 partenariats conclus avec les Eaux et forêts en 12 ans

Coopératives forestières : 221 partenariats conclus avec les Eaux et forêts en 12 ans

Le montant de ces contrats a atteint 404 millions DH

Depuis 2005, le Haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD)  a multiplié les partenariats avec les coopératives forestières. Durant les douze dernières années, 221 contrats de partenariat ont été conclus avec 161 coopératives forestières pour un montant global de 404 millions de dirhams.  C’est ce qu’a annoncé le Haut-Commissariat à l’occasion de la journée internationale des coopératives qui a été célébrée le mardi 4 juillet à Oujda. Ces projets ont mobilisé un effectif de 9.505 adhérents avec 4,5 millions de journées de travail dans le milieu rural. Il faut relever que ce processus de partenariat qui date de 1938 a nettement évolué depuis 2005 au niveau national. Ainsi, le nombre de coopératives est passé de 9 à 161 et le nombre d’adhérents de 545 à 9.505.  Celles-ci opèrent dans les différentes filières liées à la valorisation des produits forestiers ligneux et non ligneux. Ce partenariat a permis d’améliorer le niveau de vie des adhérents en leur assurant un revenu moyen mensuel de 2.000 DH. Il a aussi pour objectif de faire participer les populations concernées à la conservation des écosystèmes forestiers et d’alléger par conséquent la pression sur les ressources naturelles.  Cette année, ce n’est pas un hasard si le HCEFLCD a choisi de célébrer cette journée internationale à Oujda sous le thème «Les coopératives forestières : un mode durable de valorisation des écosystèmes romarin contribuant au raffermissement de la cohésion sociale».

La région de l’Oriental a connu une véritable dynamique en matière  de création de coopératives autour de la chaîne de valeur du romarin. Les travaux de cette journée ont été l’occasion d’aborder plusieurs thématiques. A commencer par l’importance de l’aspect organisationnel et de la contractualisation en matière de gestion des ressources naturelles afin de responsabiliser les populations locales à protéger les écosystèmes. Il a aussi été question d’évaluer l’incidence du partenariat avec les coopératives forestières sur la conservation et la valorisation des ressources naturelles. L’accompagnement des coopératives (organisation, renforcement des capacités, gouvernance, commercialisation et financement) a également été au centre des travaux de cette journée. Cette rencontre a été l’occasion pour le Haut-Commissariat aux eaux et forêts de confirmer son engagement ferme à soutenir les coopératives ou les associations dans leur programme de développement local.  Les coopératives forestières ont encore de beaux jours devant elles avec le Plan  national de développement des produits aromatiques et médicinaux.

Notons que la filière des plantes aromatiques et médicinales (PAM) au Maroc regorge de potentiel grâce à la diversité de ses espèces. Plus de 4.200 espèces ont été identifiées dont 800 endémiques et 400 classées comme produits à usage médicinal et/ou aromatique. Les recettes moyennes annuelles des ventes de plantes aromatiques et médicinales se sont élevées à 5,3 millions de dirhams pour une quantité annuelle de 33.000 tonnes. Il faut aussi préciser que les PAM procurent des revenus alternatifs aux communautés locales.Selon le HCEFLCD,    elles ont généré en moyenne quelque 500.000 journées de travail/an en 2016.

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