Coopératives : Une aide pour les démunis

Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, M. Kofi Annan, a affirmé que les coopératives et le micro-financement, lorsqu’ils sont utilisés et administrés de façon appropriée, peuvent aider les plus démunis à améliorer leurs conditions de vie.
 "Nous devons considérer les coopératives comme des instruments qui ont fait leurs preuves dans le domaine social, en permettant aux pauvres, en particulier les femmes, d’avoir accès au micro-financement et de prendre leur destin en main", a souligné M. Annan, dans un message lu lors d’une cérémonie de célébration de la "Journée internationale des Coopératives", organisée cette année sous le thème: "Le micro-financement, c’est notre affaire : coopérer  pour sortir de la pauvreté". Dans ce message, dont lecture a été donnée, mardi à Rabat, par le représentant permanent du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Maroc, M. Emmanuel Diereckx De Casterlé, M. Annan a indiqué que les coopératives offrent depuis longtemps déjà des services aux pauvres et aux personnes à faible revenu, précisant que les Caisses populaires et les mutuelles de crédit ont été créées pour atténuer la pauvreté et réduire l’endettement élevé des petits exploitants agricoles et des artisans dans les villes et les campagnes. "Les études de l’ONU montrent qu’en facilitant aux pauvres l’accès au crédit et à des produits d’épargne et d’assurance à faible risque, les services de micro-financement les aident à augmenter leurs revenus, à protéger leurs biens et à faire face aux crises", a relevé le secrétaire général de l’ONU. Il a, de même, souligné que les coopératives sont bien placées pour aider les pauvres, notamment dans les régions délaissées par les banques commerciales, du fait "qu’elles sont proches des collectivités qu’elles servent, et pour exécuter des politiques et des programmes adaptés aux conditions locales et aux intérêts et besoins de leurs membres". Les coopératives, a-t-il ajouté, peuvent ainsi renforcer la participation des pauvres aux mécanismes de prise de décision et de gestion et favorisent l’instauration de conditions sociales favorables au remboursement de la grande majorité des prêts.   

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