Corcas : le social d’abord

Corcas : le social d’abord

Le Corcas (Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes) se réunira à partir de demain en session ordinaire placée sous le signe du social. Selon plusieurs membres, il devra, selon les articles 2 et 7 du dahir l’instituant, aborder les questions sociales les plus urgentes dans les régions du Sahara et notamment celles qui ont trait à l’habitat. Selon un membre du Corcas, l’habitat insalubre pose un réel problème dans les villes du Sahara. Il donne pour exemple des cas les plus urgents celui du camps "Al Wahda" et celui du camp "Zemmag" à Laâyoune. Selon la même source, le conseil évoquera également le problème des structures de relogement mises en place depuis longtemps, mais qui demeurent inoccupées à ce jour. Pour un membre du Corcas, il est question de parvenir à des solutions susceptibles de résoudre le problème, mais qui prennent surtout en considération les spécificités de la région et la culture des populations locales.
Le Corcas abordera aussi les grandes opérations initiées dans les provinces du Sud et la meilleure manière de valoriser ces chantiers mis en place grâce à de gigantesques efforts, financiers consentis, entre autres, par l’Etat. 
Le Conseil que préside Khalli Henna Ould Er-Rachid devra également discuter des problèmes du chômage dans les villes du Sahara et notamment au sein des jeunes. Pour un membre du Corcas, c’est l’un des principaux problèmes qui poussent assez souvent à des manifestations qui sont généralement détournées à des fins de propagande par le Polisario et les séparatistes de l’intérieur. Le Conseil, rappelle-t-on, a tenu, il y a près de deux semaines, la deuxième partie de sa session extraordinaire consacrée à l’examen du projet d’autonomie pour le Sahara dans le respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté du Maroc.
Selon des sources au sein de ce conseil, les principaux points de cette session ont été tranchés avec l’accord de tous les membres. Il s’agit notamment des aspects liés à la justice dans la région, du corps électoral, des limites géographiques de la zone concernée par le projet d’autonomie, mais aussi des richesses naturelles de la région.
Concernant la demande de quelques membres d’intégrer Guelmim dans les régions concernées par le projet marocain, un membre du Corcas a affirmé que cette option a été rejetée pour ne pas "brouiller les contours" de l’offre marocaine et "préserver sa crédibilité auprès de la communauté internationale". Pour ce dernier, une telle "revendication", si elle avait été retenue, aurait équivalu à des "prétentions" territoriales sur des parties de l’Algérie et du Mali qui abritent également des populations sahraouies. Le Corcas, note-t-on par ailleurs, est habilité, de par le dahir qui l’institue, à "émettre des avis consultatifs sur les questions d’ordre général ou spécial se rapportant à la défense de l’intégrité territoriale et de l’unité nationale ainsi qu’au développement humain, économique et social intégré des provinces du Sud".

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