Coup de tesson fatal

Coup de tesson fatal

Mohammédia. La Brigade urbaine de la police judiciaire a été alertée, en ce matin du mois de décembre, de la découverte du d’un jeune homme, gisant dans une mare de sang et allongé à terre, au boulevard La Palestine. Les policiers se sont dépêchés sur les lieux. Les badauds étaient attroupés autour du corps. Le chef de la brigade remarqua qu’il était blessé au niveau de la jambe gauche. Le sang coulait à flots. Il a appelé une fois encore les éléments de la Protection civile qui sont arrivés quelques moments plus tard.
Le jeune blessé a été évacué vers les Urgences de l’hôpital Moulay Abdellah. Qui l’a poignardé à la jambe et pourquoi ? Une question qui hante l’esprit des enquêteurs. Quelques-uns de ces derniers ont regagné les urgences pour attendre le réveil du jeune homme qui se trouve en salle de réanimation. Toutefois, d’autres éléments de la Brigade menaient des investigations sur les lieux de la bagarre afin d’identifier les auteurs de l’agression et déterminer les circonstances et les causes.
Deux heures plus tard, le jeune homme blessé s’est réveillé de son coma. Les enquêteurs en ont profité pour l’interroger et lui demander l’identité de son agresseur. Seulement, il n’est arrivé à leur dévoiler que la sienne. Il s’appelait d’Omar, la vingtaine, demeurant dans le bidonville de Sidi Âbbade. À peine ayant prononcé ces mots, Omar s’est évanoui une fois encore. Son état de santé est plus que critique. Le médecin-chef a donné ses instructions pour le conduire aux Urgences de l’hôpital Ibn Rochd, à Casablanca. Une ambulance est arrivée et Omar a été transporté à destination de l’hôpital précité. À mi-chemin, il a rendu l’âme. L’ambulance a changé de direction, à destination de l’hôpital médico-légal d’Aïn Chock. Les enquêteurs s’y sont rendus pour s’enquérir des résultats de l’autopsie.
La mort est survenue suite à une hémorragie, conclut le médecin légiste dans son rapport d’autopsie. En retournant à Mohammédia, les enquêteurs se sont dépêchés au bidonville Sidi Âbbade pour contacter la mère du défunt. Cette dernière leur a donné les noms de tous les amis de son fils, surtout celui qui l’accompagnait le plus souvent: Kamal. Il était son ami d’enfance et le rencontrait le plus souvent dans la rue, où ils buvaient et se droguaient ensemble. Ils agressaient même des gens pour les délester de ce qu’ils portaient sur eux. Arrêté, Kamal a déclaré aux enquêteurs qu’il était, la nuit, en compagnie d’Omar et d’Abderrazak. Ils avaient fumé quelques joints avant le départ d’Abderrazak. Ils sont restés tous les deux ; lui et Omar. Ensuite, ils ont agressé un passant et lui ont subtilisé cinquante dirhams. Après quoi, Ils se sont réfugiés dans un coin d’une ruelle obscure pour s’enivrer. D’un verre à l’autre, Mounir et Mustapha passaient devant eux. Ils sont tous deux des repris de justice pour agression et vol qualifié. Ils étaient à bord d’un vélomoteur. En les remarquant, le duo s’est arrêté. Pourquoi ? Omar et Kamal n’en savaient rien. Sous l’effet de l’alcool et de la drogue, Omar a saisi une pierre et l’a jetée en l’air. Elle est retombée sur le crâne de Mounir. Hors de lui, ce dernier est descendu du vélomoteur et s’est dirigé vers Omar, une bouteille d’eau-de-vie vide à la main. Il l’a brisée par terre et n’a gardé que le tesson. Un seul coup à la jambe gauche a suffi à faire tomber Omar.
Son ami Kamal n’est pas intervenu et n’a pas alerté la police. Il a pris la fuite, laissant derrière lui son ami, gravement blessé. Six heures d’investigation ont suffi pour l’arrestation de Mounir et son ami, ainsi que celle de Kamal.

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