Courrier des lecteurs : Agressé sur l’autoroute

Je me permets de m’adresser à vous à travers cette rubrique réservée aux lecteurs. J’aurais souhaité pouvoir le faire dans le cadre du commentaire de l’un de vos articles, mais j’estime que ce qui m’est arrivé mérite tout de même une priorité. Tout ce que je souhaite ici c’est de vous transmettre exactement les faits tels qu’ils se sont produits.
Le 28/11/2004 j’ai pris l’autoroute Mohammédia-Settat pour assister aux obsèques de ma grand-mère. A 18h13; je m’arrête au premier péage à Casablanca. J’ai payé mon ticket à10 DH. Le receveur m’a gentiment souhaité un bon voyage. J’étais accompagné de ma soeur et ma belle-mère. Quelques minutes après et juste en dessous du premier pont, j’ai entendu un objet tomber sur le toit de ma voiture. Voulant m’assurer, j’ai mis le signal à droite pour m’arrêter et voilà que j’aperçois les gros phares d’un véhicule de dépannage sortant d’une entrée juste derrière se lancer vers moi. J’ai tout de suite réagi en accélérant, en émettant l’hypothèse que c’étaient des voleurs. Le dépannage m’a poursuivi avec ses phares trop puissants qui m’ont beaucoup gêné. La route à l’aller était presque déserte sur ce coin, c’est dire que ces gens ont bien choisi leur cible. Bien évidemment, cette parcelle n’était pas éclairée jusqu’au virage menant vers la route de l’aéroport et Marrakech. Tout en m’étant assuré que mon pare-brise n’était pas touché et ayant compris que c’était raté, ils se sont arrêtés pour recommencer peut être leur action contre un autre automobiliste. Sur ma route, j’ai déposé une plainte verbale auprès de la Gendarmerie de Settat en leur précisant l’endroit exact.
Arrivant à Settat, j’ai jeté un coup d’oeil sur le toit de la voiture. J’ai constaté que ces gens avaient jeté un sac de plastique rempli de la pourriture sale, de l’eau et une petite pierre. Ils l’ont jeté par-dessus du pont pour qu’une fois touché le toit de la voiture, le sac en plastique éclate en déversant son contenu sur le pare-brise cassé. Le conducteur ne pourra plus rien voir et par la suite obligé de s’arrêter. S’il continue sur sa lancée, ils ont ses gros phares pour l’empêcher de continuer sa route. Dans mon cas, Dieu m’est venu en aide parce que l’objet a heurté le toit… Ils ont utilisé le dépannage pour dissimuler leurs actes sauvages, oui pour qu’aucun passant ne se doute d’eux. Même en cas de renversement du véhicule, ils sont prêts à agir correctement comme des secouristes. J’ai raconté mon histoire à la brigade de la gendarmerie de Mohammedia, qu’ils m’ont envoyé à celle de Tit Mellil.
Ces derniers en leur téléphonant m’ont orienté vers la brigade mobile de la même région. N’ayant pas le temps à cause de mon travail, j’ai laissé tomber d’aller déposer ma plainte. N’ayant pas la conscience tranquille et dans le but d’éviter que ce genre d’acte barbare puisse à nouveau se reproduire, j’aimerais qu’à travers votre journal, une solution soit trouvée et je vous remercie infiniment. Le dépannage dans le sens propre de la langue française est le secours des personnes en danger et non pas les massacrer.

• Mohamed Achagui

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