Courrier des lecteurs : Des acteurs derrière la caméra

Est-ce une mode ou un coup de tête de se mettre derrière la caméra ou c’est juste une envie de tenter une expérience? En tout cas, c’est ce qu’a fait un bon nombre d’acteurs qui se sont orientés vers la réalisation et c’est sûr qu’il y en aura d’autres.
C’est le cas d’ailleurs de Hamid Zoughi, Rachid El Ouali, Hamid Basket, Mohamed Miftah, Nawfal Berraoui et même Bouchra Ijourk une habituée de la scène théatrale, que se passe-t-il donc chez nos acteurs dont le nom n’est pas moindre dans le domaine de l’interprétation, c’est peut-être un choix d’aller explorer un monde différent de ce qu’ils vivent dans leur metier d’acteur et d’actrice et d’apporter un plus à leur carrière, ceci après un long chemin de tout un chacun.
Mohamed Miftah ouvre le bal avec son court-métrage intitulé "Accord paternel" après une carrière assez riche en experiences et de présence de" notre géant du petit et grand écran qui a charmé plus d’un public au niveau national, international et arabe vu sa participation à un très grand nombre de films de series télévisées, de téléfilms, et théatre, notre Miftah exporte donc l’image de marque de l’acteur marocain à l’étranger, de quoi être fier, «L’accord paternel» est son 3ème court-métrage, et, il n’en finit pas car il pense déjà à son 1er long métrage. Un autre fanatique de la scène qui paraît-il, trouve la réalisation à son goût et qui a déjà à son effectif deux courts métrages le dernier date de ce mois présenté en avant-première à Casa sous le titre de "Le premier amour" et ça ne sera pas la fin, il continuera à tourner tant qu’il y aura l’espoir de voir régulariser ce secteur, et voila un autre acteur qui décide d’user de son 3ème oeil pour faire un film une figure très connue; célèbre même à qui on peut facillement attribuer le statut de star, non pas le fruit d’un star system mais c’est plutot made in Morrocco c’est à dire le résultat d’une présence quasi totale dans tous les films nationaux une tête d’affiche de chez nous, il s’agit bien évidemment de Rachid El Ouali.
Un autre réalisateur est né. Il a pour nom Hamid Basket, jeune premier du cinéma marocain pour longtemps actif derrière sa caméra, à son actif « Fatouma » 1er téléfilm avec comme héroïne la sublime Saida Baadi, il est récemment passé sur 2M, H. Basket vient de mettre en boîte le «Le labyrinthe» sa 2è réalisation.
La gent féminine est encore présente dans ce chapitre, elle l’est par la comédienne Bouchra Ijork. Elle a donc, à son tour réalisé un C. M intitulé «Karawane» où elle raconte l’histoire d’un jeune libanais à la recherche d’une éventuelle liberté à Paris. L’héroïne de kid n’ssaa Samia Akario pense aussi à la réalisation cinématographique mais c’est juste une idée encore en instance, par contre elle a déjà mis en scène une pièce théâtrale. Sans oublier le grand absent de la scène, Nawfal Berrawi qui a décidé d’aller voir ce qui se passe derrière la caméra et cela depuis longtemps, le résultat est une «Sirène».
Toutes ces productions à la sauce de chez nous viennent enrichir la filmographie marocaine et certifier que c’est le temps de l’immigration vers la réalisation. Reste à savoir si cela apportera un plus au cinéma marocain mais n’est-il pas bénéfique que nos acteurs restent fidèles à leur poste et joindre l’utile à l’agréable ? De toute façon on a encore besoin de leur savoir-faire.
Avec des raisons ou pas, il y aura beaucoup d’autres acteurs qui useront du rôle de réalisateur tant qu’ils auront la possibilité de le faire.

Amina Barakat
   Rabat

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