Courrier des lecteurs : La guerre des routes continue de faire rage

Une dizaine de morts chaque jour, des milliers de morts chaque année, des milliers de blessés graves et légers, mais aussi des handicapes à vie, des centaines de familles en deuil, des femmes, des enfants et des hommes dans des situations délicates, tel est le triste bilan de la guerre des routes qui tue aveuglement piétons, cyclistes et automobilistes. Des guerres réelles à travers le monde tuent beaucoup moins que nos routes. Les spots publicitaires et les tables rondes qui appellent quotidiennement à plus de prudence n’arrêtent pas ce carnage quotidien. Les contrôles, les radars et les amendes ne dissuadent plus les chauffards qui inconsciemment brisent des vies et sèment la terreur sur les routes.
Allons-nous baisser les bras devant cette hécatombe ? Et allons nous nous contenter des campagnes annuelles de lutte contre les accidents sans résultats concrets ?
Faisons de ce phénomène une affaire nationale, tout le monde est concerné, et réfléchissons ensemble à des actions concrètes.
Nous accusons souvent l‘état catastrophique de nos pistes et routes, c’est une réalité qu’il serait difficile de modifier en quelques mois, ceci nécessite de gros investissements et des années de travaux, mais nous pourrions agir face à la cause principale de la majorité des accidents : la vitesse.
La multiplication des radars sur les axes routiers n’a pas donné les résultats escomptés, il serait temps d’agir directement et techniquement sur nos compteurs. A) Les petits taxis, qui sillonnent nos villes, ne quittent jamais les zones urbaines, alors ils devraient passer par des centres agréés et subiraient des modifications mécaniques qui limiteraient leur vitesse à 60km/h, personne ne devrait protester, la circulation dans les zones urbaines est limitée à 60km/h.
B) Les grands taxis qui circulent dans les zones urbaines subiraient la même limitation effective de vitesse. C) Les chauffeurs des poids lourds dont la vitesse est limitée à 80km/h, ne verraient plus leurs véhicules rouler vertigineusement lorsqu’ils passeraient dans les centres techniques qui limiteraient leur vitesse à 80km/h.
D) Au Maroc, la plus grande vitesse permise est 120km/h sur l’autoroute nationale, alors limitons mécaniquement la vitesse de tous les autres véhicules à 120km/h. Et toute voiture circulant à plus de 120km/h ne serait plus tolérée sur nos routes.
Le nombre d’accident diminuerait, le taux de morts et de blesses baisserait et peut-être même que le Maroc donnerait l’exemple à d’autres pays qui opteraient pour la limitation de la vitesse sur les véhicules et non sur les panneaux de signalisation.

Azzelarab Aroussi

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