Courrier : Plaidoyer pour l’unité arabe

Lors de l’offensive israélienne dans les territoires palestiniens, les Arabes n’ont rien trouvé d’autres que de conseiller la Jordanie et l’Egypte qui ont des grands intérêts avec les USA et Israël à rompre les relations avec l’Etat sioniste. D’autres recommandent aux masses de ne pas acheter les produits américains et israéliens.
Demande impossible à respecter. Pour seule raison : Ces 2 pays sont très industrialisés et présents dans tous les secteurs vitaux. Que le citoyen ordinaire ne peut déceler l’origine des produits. Avec l’avènement de la mondialisation. Ces sociétés israéliennes et américaines se rachètent ou fusionnent avec des groupes internationaux. A titre d’exemple dans le domaine du plastique que je connais bien : Cellutec, premier producteur français de calage à base de mousses cellulaires polyétyléne et P.U., et Palziv, producteur israélien de mousses péréticule, anoncent très bientôt la création de la joint-venture Palviz France, qui assurera la production de la mousse Palfoam pour le marché français et autres. Palsiv détient déjà 55% du marché européen. Donc il est impossible de connaître l’origine de ces produits.
Si on arrive à distinguer les produits américains et surtout les produits chimiques. La totalité des unités industrielles fermeront.
A mon avis, les Arabes au lieu de tourner en rond doivent réfléchir à l’instar de l’U.E. à constituer une union entre tous les Etats appartenant au monde arabe. En respectant les particularités de certaines populations ( Amazigh, touareg et kurdes) à aplanir les différends artificiels existants entre certains pays tels que notre pays et l’Algérie. Le monde arabe a les moyens. Il peut constituer une force non négligeable sur l’échiquier international (langue commune, les richesses du sous-sol, la population et la superficie).
Les masses arabes et les intellectuels doivent militer en ce sens au lieu de s’attaquer aux restos Mac Do qui font travailler de nombreuses familles et pousser les producteurs de pétrole à brandir l’arme du pétrole. Dans le passé la guerre de 73, les pays consommateurs ont pris conscience du problème et ont développé les autres énergies et le pétrole a connu une baisse alarmante passant de 40 dollars/baril à 15.

• Mohamed Taali
dadou@iam.net.ma

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