Crime mystérieux à Imouzzer Kandar

Pendant le mois de septembre, la cueillette des pommes bat son plein à Immouzer Kandar. Les ouvrières de la ferme des pommiers du Douar Ait Lahcen Ouhssaine, à un kilomètre d’imouzzer Kandar, province de Sefrou, viennent de recevoir leurs salaires hebdomadaires. Lahcen Oubaki, soixante-cinq ans, est le gérant de cette ferme depuis plusieurs années. Affable et attachant, il était adoré par les ouvrières. Ce jour-là, comme à l’accoutumée, il était le dernier à quitter la ferme. Vers dix-neuf heures, il prend dans sa R4 blanche, pour aller à Imouzzer Kandar. Il devait, comme d’habitude, se rendre chez lui au Douar Aït Belkacem, situé à quatre kilomètres au nord de la ferme. Vers vingt-une heures son portable sonna. C’est son fils Mohammed, conseiller communal à Ait Sebaâ, Sefrou, qui tente de le joindre. Sans réponse. Le téléphona de Lahcen reste muet. Alors, Mohamed téléphone à sa soeur : -«J’ai téléphoné à maintes reprises à mon père, seulement il ne répond pas. Est-ce qu’il est à la maison ?» -«Non, il n’est pas encore rentré et je ne sais pas où il est», rétorque la soeur. La famille commence à s’inquiéter. La mère demande à son fils de les rejoindre pour qu’il cherche son père. Le lendemain, l’épouse et la fille se rendent à la ferme. -«Il est sorti hier vers dix-neuf heures après avoir payé les ouvrières», affirme le propriétaire. Elles prennent alors le chemin du souk hebdomadaire. Là, personne ne l’a rencontré. Les larmes aux yeux, l’épouse devine que le destin leur prépare quelque chose de cruel. Sur le chemin du retour. C’est la surprise ! Elles découvrirent la R4, les portes fermées, la clé au contact. Elles téléphonent à Mohamed qui leur promet de les rejoindre le plus tôt possible. Vers dix-neuf heures, des élèves, horrifiés, s’adressent à un Mokhazni qui les accompagne vers un terrain nu. Là, le cadavre d’un homme gisait par terre, le crâne fracassée, ses chaussures et une torche électrique jetées à côté de lui, la ceinture de son pantalon défaite. C’est le cadavre de Lahcen oubaki ! Alertée, la Gendarmerie Royale d’Imouzzer se dépêche sur les lieux, effectue un constat d’usage. La gendarmerie de Sefrou prend l’affaire en main, entame les investigations, arrête deux femmes et l’époux de l’une d’elles, les traduit devant le parquet général près la Cour d’Appel de Fès. Mais, on les relâche pour manque de preuves. L’enquête est toujours ouverte.

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