Criquet pelerin : Danger imminent

Criquet pelerin : Danger imminent

Au fur et à mesure que l’été approche, le danger «criquet» devient plus menaçant dans certaines régions du Royaume.
La semaine dernière, il a été porté à la connaissance de l’opinion publique nationale que le dispositif mis en place pour contrer les éventuelles invasions de criquets pèlerins continue à déployer de grands efforts pour faire face à toute menace sur les zones de cultures. C’était à l’issue d’une réunion regroupant le Coordonnateur national de la lutte anti-acridienne et les responsables du ministère de l’Intérieur et du ministère de l’Agriculture et du Développement rural.
Le communiqué émanant de cette réunion précisait qu’au plan de l’effort financier consenti par l’Etat, le Maroc a déjà mobilisé une enveloppe financière de plus 170.000.000 de DH, en plus des aides internationales accordées ou promises par les pays amis et les organisations internationales, dont la FAO. Toutefois, l’incursion de criquets, qui touche également la Mauritanie, l’Algérie, le Mali, le Tchad et le Niger, a gagné du terrain malgré les dépenses et les efforts énormes consentis par le gouvernement marocain. Le Maroc continue ainsi de recevoir des essaims de criquets adultes, en particulier dans la région de Bouarfa, à partir du territoire algérien.
Le 26 avril, environ 300 000 hectares ont été infestés à mi-chemin entre Figuig et Oujda, selon la cellule centrale de communication auprès du ministère de l’Agriculture et du Développement rural. A la date du 27 avril, selon la même source, la superficie totale traitée s’élève à 908 283 hectares ventilés selon les régions avec Tata en tête (197.667), Bouarfa (192.046), Guelmim (141.610), Errachidia (137.054), Dakhla (99.952), Ouarzazate (81.862), Aït Melloul (29.147), Laâyoune (25.884) et Aït Ben Mahtar (3.060). Jusqu’à aujourd’hui, quelque 865 000 litres de pesticides ont été utilisés.
Les opérations de prospection de lutte mobilisent un personnel technique spécialisé dans plusieurs domaines, notamment ceux de la Défense nationale (Forces royales air, Armée de terre et Gendarmerie royale), l’Agriculture, la Santé, la Météorologie avec l’appui d’un personnel de soutien administratif, en particulier les autorités locales et les services extérieurs.
Quelque 42 avions dont deux gros porteurs (C 130) et sept hélicoptères sont mobilisés pour cette campagne. Cependant, l’aire occidentale de l’invasion du criquet pèlerin, et particulièrement le Nord-Ouest de l’Afrique, continue de connaître une activité accridienne importante qui s’étale maintenant pour atteindre la Tunisie et la Libye. En Mauritanie, la formation de bandes larvaires et d’essaims se poursuit, et là le risque est gros pour que ces derniers migrent vers le Maroc.

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