Culture d’ouverture et du juste milieu

Le Maroc était au summum des transformations politiques,économiques, sociales,  et culturelles, et au niveau de la consolidation des Droits humains lorsque Feu Sa Majesté Hassan II nous a quitté. Ces transformations positives sont venues couronner des années de sacrifices et d’efforts pour bâtir et unifier le Maroc indépendant le doter de solides institutions démocratiques et de mettre le train du développement sur les bons rails après que le Regretté a dessiné les larges contours d’un Maroc fort par son intégrité et son unanimité derrière son guide, ses institutions sacrées et ses piliers civilisationnels ainsi que sa culture originale, diversifiée, tolérante et ouverte.
Un Maroc fort par ses institutions constitutionnelles et démocratiques qui ont préservé le pluralisme et reconnu le droit à la différence et la concurrence dans l’intérêt de la nation et des citoyens. La politique de Sa Majesté Hassan II avait une portée avant-gardiste qui prenait en compte les doléances et les aspirations de la nation. Une politique qui adoptait ces aspirations aux moyens disponibles de sorte à propulser le pays pour accompagner les transformations internationales et de relever les défis des expériences difficiles afin de rattraper le convoi du développement galopant dans les pays civilisés.
Vers la fin du 20ème siècle avec tous les virages historiques et décisifs qui ont fait bifurquer le monde vers la mondialisation et la politique d’ouverture et le déclin des régimes totalitaires et rigides, le Maroc était déjà prêt à suivre la cadence sans la moindre encombre. Le Maroc avait même participé à la réussite de ce changement et de la mise en œuvre de ces politiques transformatrices aux côtés des pays développés. De par son génie incomparable et son sens de l’écoute et son éternelle vigilance des décennies auparavant, en pleine  confrontations idéologiques et guerre froide, Feu Sa Majesté Hassan II savait que l’avenir était aux pays qui croyaient en la Paix, la coexistence, l’ouverture et la différence. C’est ainsi qu’il avait préparé le terrain pour que notre pays et son potentiel civilisationnel et historique, soient au rendez-vous avec ce futur. Dieu lui a permis ainsi de vivre les moments forts de ces transformations et de consulter avant son départ les mécanismes de l’Etat et les capacités des citoyens de ce pays tranquille et paisible. C’est ainsi que notre pays allait vivre l’expérience de l’alternance tournant la page du passé pour entamer une révision dans le domaine des Droits.
L’espace est assez réduit pour évoquer tous les accomplissements de Feu SM Hassan II et ses efforts ininterrompus, depuis son accession au trône de ses glorieux ancêtres jusqu’à sa mort, pour construire sa patrie et participer aux efforts de la paix internationale sur cette planète. Ses funérailles grandioses en disent long sur la grande estime dont il jouissait et la grande perte qu’avait subie le monde entier avec sa mort.
La mort d’un grand Souverain à l’aura inégalable doté d’une profonde sagesse et d’une grande capacité de persuasion et de sincérité. Si Feu Sa Majesté n’était pas le Roi du Maroc et un homme d’Etat rarissime, il aurait été un grand savant de par sa culture exceptionnelle et ébahissante. Dire que Hassan II était le maître d’une école humaniste originale, à savoir l’école hassanienne, ne relève ni de la complaisance ni de l’exagération. Comme nous avons besoin aujourd’hui de reconstruire des concepts de cette école et d’aller en profondeur dans ses larges contours humanistes. Feu SM Hassan II constituait à lui seul un résumé de l’histoire du Maroc non seulement parce qu’il était un individu extraordinaire, mais parce qu’il représentait également une espèce rare qui mariait le passé au présent et l’originalité à la modernité comme il joignait la politique à la culture dans une mixture historique inégalée. L’occasion de commémorer son départ constitue une occasion pour renouveler le pacte avec ce que représente l’école hassanienne comme ligne de tolérance de modernité et d’ouverture en complète harmonie avec notre identité, nos traditions et nos obligations internationales.  C’est un gage de fierté de constater que son successeur SM Mohamed VI est lauréat de cette école, le garant de sa pérennité et son évolution. Quatre ans après la mort du grand Souverain unificateur et bâtisseur, SM Mohamed VI continue de faire progresser le projet de cette école en approfondissant la culture de solidarité tout en l’instituant pour en faire profiter le maximum de désœuvrées et démunies. Que Dieu ait Sa Majesté Hassan II en sa sainte miséricorde, et qu’il vienne en aide à son digne successeur SM Mohamed VI dans ses énormes responsabilités afin de guider la marche de développement initiée par l’école hassanienne dans son projet sociétal démocratique et moderniste.  

Par Abdellah Firdaous
membre du Bureau
politique de l’UC)

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