Danger des quartiers vétustes à Casablanca

La ville de Casablanca, qui a été fondée au XIIème siècle, a connu dans la deuxième moitié du siècle dernier un grand développement urbanistique. Avec sa grandeur et sa modernisation, la capitale économique du Royaume a oublié ses quartiers vétustes et les immeubles exceptionnels des années 30. Plusieurs habitations de l’ancienne Médina, avec le labyrinthe de ses rues et ruelles, construite dans les années 20, menacent ruine actuellement. Entourée par de robustes remparts qui datent du XVIème siècle, cette partie historique de la ville semble abandonnée à son sort. La situation devient alarmante chaque fois que le pays connaît de fortes précipitations. La même constatation reste de mise à Derb Soltane, notamment dans les quartiers de Derb Sbalioune, Derb Ek Kabir, Derb El Foukara, Place Sraghna, rue du Caire, et à Hay Moahammadi, Derb Moulay Chrif.
Si Casablanca est l’une des grandes métropoles qui a su rassembler l’histoire et la modernité, force est de constater que les quartiers vétustes de la ville, une partie de cette histoire, ne sont plus entretenus, ou du moins dans les règles de l’art. Chose qui provoque des drames qui ne font que ternir l’image de la ville. En une semaine, et après de légères pluies qui se sont abattues sur la ville, trois effondrements ont été enregistrés. Le premier à Derb El Kabir, préfecture Derb Soltane El Fida, a provoqué la mort de trois personnes et blessé trois autres de la même famille, suite à l’écroulement d’une dalle dans l’immeuble habité par cette famille. Le même jour et presque à la même heure au quartier Derb El Fokara, Derb Soltane El Fida, une dalle d’une chambre à la terrasse s’écroule sans provoquer de dégâts corporels.
Vingt-quatre heure après, au quartier Derb Moulay Chrif, prefecture de Hay Mohammadi-Aïn Sbaâ, trois personnes ont été blessées, dont un vieillard ayant laissé complètement sa jambe.
Suite à ces calamités, la responsabilité de l’entretien de l’immeuble se trouvent balancée entre les locataires et les propriétaires. Les premiers soulignent que l’entretien des habitations fait partie de la responsabilité de leurs propriétaires au moment où ces derniers répliquent que chaque habitation devrait être entretenue par ses occupants. Généralement, les locataires ont loué ces maisons depuis longtemps. Dans certains cas, on trouve une habitation louée, depuis plus de trente ans, à trois cents dirhams. Montant que le propriétaire juge insuffisant pour effectuer des travaux d’entretien.
Le phénomène ne se limite pas uniquement à Casablanca. Dans les autres villes, notamment les quartiers de l’ancienne médina, les mêmes problèmes surgissent. Il faut dire qu’un plan urbanistique s’impose. Les responsables sont appelés à déployer des efforts importants pour restaurer les quartiers vétustes et créer des espaces verts au coeur de nos villes.

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