Dans l’attente du nouveau projet

A cette occasion, M. Dahak a soumis au Souverain l’avant-projet du Code de la Famille, élaboré par la Commission. M. Dahak a également soumis à S.M. le Roi une requête par laquelle le président et l’ensemble des membres de ladite Commission sollicitent de Sa Majesté de bien vouloir leur accorder un délai pour parachever la rédaction du projet du Code de la Famille et ses annexes, et statuer sur certaines questions restées en suspens.
De son côté, le Souverain a affirmé qu’il prendra la décision la plus appropriée quant au contenu du projet, de la requête de la Commission et de l’évolution de ses travaux. Un communiqué du palais royal ajoute à cet effet, que « Sa Majesté tient, en effet, à ce que les conditions adéquates soient réunies pour achever la préparation du projet du Code de la Famille».
Conformément à ces données, des membres de la Commission consultative chargée de la révision de la moudawana, ont exprimé leur souhait de voir les questions en suspens tranchées par consensus. Ahmed Khamlichi, directeur de Dar Al Hadith Al Hassania et membre de la commission, a souligné l’importance de statuer de manière consensuelle et dans les plus brefs délais, sur les questions en suspens relatives à la moudawana. Ces questions, a –t-il indiqué dans une déclaration à la presse, portent, d’une part, sur les sujets qui font encore l’objet de débats, et, d’autre part, sur d’autres questions ayant trait notamment à l’instance judiciaire à laquelle sera confiée la tâche de veiller à l’application des dispositions du nouveau texte.
Rahma Bourquia, présidente de l’université Hassan II de Mohammédia, a indiqué, pour sa part, que, conscients de l’ampleur de la tâche qui leur a été confiée par SM le Roi, et par respect au peuple marocain et aux femmes, les membres de la commission ont sollicité ce délai afin que le travail de la commission soit «plus ciblé». De son côté, le président du conseil des ouléma d’Oujda a indiqué que «bien que les réunions de la commission aient duré plusieurs heures, beaucoup de questions restent en suspens. Dans une déclaration à la TVM, Mohamed Azreq, enseignant à Al Quaraouine a affirmé que le débat continue au sein de la commission, notamment à propos de certaines questions d’ordre jurisprudentiel, l’objectif de la commission étant de garantir les droits de la famille.
Maître Zhor Al Hor, assesseur à la Cour suprême et présidente du Tribunal de première instance de Aïn Choq à Casablanca, a précisé, dans une déclaration à la TVM, que les raisons ayant amené la Commission à présenter la requête précitée sont inhérentes à la méthodologie adoptée par la Commission dans son travail. Il s’agit, selon Mme Al Hor, d’un projet pour la famille marocaine dans le cadre de la Charia islamique tolérante, répondant aux exigences de la réalité sociale.

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