De la dignité humaine

Une conférence sur « le dialogue entre le Christianisme et l’Islam sous ses dimensions philosophique et intellectuel » a été organisée mardi à la faculté des lettres et des sciences humaines de Rabat dans l’objectif de contribuer au dialogue sur les religions et les cultures. Lors de cette rencontre initiée par l’association des marocains dans les pays germanophones, la société marocaine de philosophie, les Editions Afrique-Orient et l’Ambassade d’Autriche, il a été procédé à la présentation, suivie d’un débat, de l’ouvrage du professeur autrichien Seifert intitulé « Phénoménologie réaliste dans le dialogue entre le Christianisme et l’Islam ». Traduit en arabe par Hamid Lachhab, Président de l’Association des Marocains dans les pays germanophones, le livre du professeur Seifert a trait à la quête de la vérité sur dieu, le monde et l’homme dans les religions musulmane et chrétienne.
M. Lachhab a affirmé, à ce propos, que depuis les événements du 11 septembre l’intellectuel musulman vivant en occident se trouve investi de la mission de faire connaître la nature et les véritables valeurs qui animent sa religion. Dans le but de corriger l’image de l’Islam, généralement déformée par les médias occidentaux, ce besoin de «se justifier» se traduit par l’organisation d’une série de conférences et de rencontres dans plusieurs pays du monde. Le choix du Maroc, estiment les organisateurs, est motivé par la conviction que ce pays offre un terrain propice pour le dialogue entre différentes religions et cultures. sa stabilité politique et son ouverture sur d’autres courants culturels font du royaume le pays musulman le plus apte à contribuer au dialogue et à la paix dans ce monde, ont-ils dit.
Faisant appel à la philosophie analytique pour étayer les expériences théologiques et «morphologiques» dans le but de donner des preuves philosophiques et matérielles de l’existence de Dieu, le professeur Seifert et les intervenants ont insisté sur la notion de «dignité de l’être humain» comme argument prouvant l’existence d’un tout-puissant. Dans son allocution, seifert est parti du constat selon lequel les actes et les comportements humains résultant de notions contradictoires tel la vie/la mort, l’amour/la haine, la joie/la tristesse sont toutes des valeurs qui ne sont ni chrétiennes ni musulmanes mais humaines et universelles attestant également de la présence de Dieu.

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